Copy

Nouvelles du réseau De la ferme à la cafétéria Canada
Mars 2016, numéro 5

Aliments locaux au menu public :

Nouvelles d’un bout à l’autre du Canada 

« POWER UP! » 
Rapport examine les milieux alimentaires sains et la nutrition chez les enfants et les adolescents en Alberta

Selon ce nouveau rapport, l’Alberta obtient une note moyenne sur 41 critères de milieux alimentaires sains et de nutrition chez les enfants et les adolescents. Cette toute première fiche de rendement sur les milieux alimentaires sains et la nutrition chez les enfants et les adolescents en Alberta a été réalisée par POWER UP! Détails (page en anglais)

La synergie des laboratoires d’apprentissage de l’approvisionnement en aliments

Terre-Neuve, une province que les Anglophones appellent « The Rock » (la roche), n’est peut-être pas connue pour ses terres agricoles, mais elle l’est pour sa créativité culinaire et sa capacité à tirer le meilleur parti des ressources du littoral atlantique. Lorsque la School Lunch Association, un fournisseur de services alimentaires sans but lucratif situé sur la presqu’île Avalon, a décidé de se joindre au mouvement des aliments locaux, elle savait qu’il y aurait des obstacles à franchir.  Détails

Des buffets à salades du réseau De la ferme à l’école prennent racine au Nouveau-Brunswick


 Un buffet à salades, particulièrement celui que les élèves aident à préparer, offre des possibilités éducatives et gustatives infinies. À l’école secondaire Clement Cormier au Nouveau-Brunswick, pendant les cours de menuiserie, on a rénové le laboratoire de cuisine, des planchers aux armoires.  Détails

 

« Manitoba on the Menu »

Les dépenses en alimentation dans les écoles, les établissements de soins de la santé et d’enseignement postsecondaire et les sociétés d’État s’élèvent au total à des millions de dollars par année. Pourtant on ne dispose que de peu d’information sur les achats d’aliments locaux. Ces établissements, grâce à leur énorme pouvoir d’achat collectif et leur important rôle public, ont l’occasion d’être des moteurs positifs dans la croissance de l’économie de l’alimentation locale et durable. Détails (page en anglais)

 

Renouer avec notre culture grâce aux aliments locaux


En plus d’établir des liens avec les fermes et les agriculteurs de la région, les écoles de l’archipel Haida Gwaii incorporent la chasse, la cueillette, le jardinage et les serres à leurs activités d’approvisionnement alimentaire. Dans un endroit où les aliments sauvages abonnent et la culture de festins et de partage de nourriture est au cœur des mœurs, cette idée est venue tout naturellement à l’esprit des îliens. Détails

« Alternative Avenues to Local Food in Schools: Ingredients for Success »

Ce rapport dresse le portrait du contexte alimentaire actuel dans des écoles de trois régions de l’Ontario : Durham, Peel et Thunder Bay. On y décrit aussi sept projets pilotes et huit « clés de la réussite » (directives) pour mettre en œuvre les projets alimentaires locaux qui naissent de ces projets pilotes. Nous espérons que ce rapport appuiera vos efforts pour faire découvrir les aliments locaux et offrir de nouvelles connaissances en alimentation aux élèves. Détails (page en anglais)

Fruits et légumes locaux au menu du jour des établissements de santé!

Québec
Des aliments locaux dans nos établissements publics, c'est possible!

Équiterre, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île et le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal ont mené un projet visant à augmenter la part d’aliments locaux servis dans les repas quotidiens des résidents et des employés de quatre centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. Ce projet, rendu possible grâce à la Fondation de la famille J.W. McConnell, a démontré qu’offrir des aliments sains et locaux dans les établissements de santé du Québec est non seulement souhaitable, mais tout à fait possible!  

Grâce à ce projet, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a augmenté sa part d’aliments locaux dans quatre centres d’hébergement du secteur de la Pointe-de-l’Île de Montréal en mobilisant ses fournisseurs, formant son personnel et menant des activités thématiques mettant au menu les fruits et légumes du Québec. Ainsi :

  • 26 % des aliments servis dans ces quatre centres sont des aliments du Québec ;
  • Plus de 150 repas thématiques ont mis en 2015 plus de 32 fruits et légumes au menu du jour ;
  • 3 formations culinaires, offertes en collaboration avec l’École hôtelière de Montréal – Calixa-Lavallée de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, ont permis à 25 employés de ces services alimentaires de mieux connaitre les fruits et légumes du Québec et de les intégrer dans leur menu. Cliquez ici pour plus de détails.

Le projet Scaling Up de l’UBC crée des rapports entre la ferme et les établissements de santé

Colombie-Britannique

Les aliments sains et locaux font beaucoup parler d’eux, mais se frayent-ils une place sur les menus de tout le monde? De nombreux campus et écoles restructurent avec brio leur programme d’approvisionnement alimentaire pour y inclure plus de produits locaux. Pourtant, dans le système de santé (qui embauche et traite des millions de personnes au Canada et qui est la figure de proue de son secteur), moins d’une douzaine d’établissements travaillent avec les différents échelons de leur chaîne d’approvisionnement pour intégrer davantage d’aliments locaux et durables aux menus des patients.

L’an dernier, le projet Scaling Up: Local Food for Regional Health, une initiative du centre de systèmes alimentaires durables de UBC Farm, a rassemblé des personnes qui assurent la production, le transport et la transformation des aliments destinés aux établissements de santé et leur a demandé ce qu’il faudrait faire pour que les établissements de santé servent plus d’aliments locaux. Une série de réunions et d’activités communautaires subséquentes a finalement mené à la création d’un cadre de travail qui permettra aux agriculteurs de produire plus d’aliments pour les établissements de santé. Par conséquent, des entreprises qui veillent à la distribution et à la transformation des aliments collaborent désormais elles aussi avec l’équipe de De la ferme aux établissements de santé. De plus, certains hôpitaux ont établi des rapports avec des agriculteurs, et toute une communauté de patients et de familles de patients ont pris conscience de la situation et se sont mobilisés et impliqués dans cet objectif de fournir une alimentation plus saine, durable et locale aux établissements de santé.
                                                            
« De la nourriture bien préparée à l’aide d’aliments sains, nutritifs et savoureux : voilà le meilleur moyen d’aider les personnes malades à se rétablir. Je vis dans les Kootenays, où l’on trouve une abondance de bons aliments locaux, et les hôpitaux devraient en profiter. »
Jan Clemson, patiente de l’hôpital de Trail, ancienne étudiante de l’Université de la Colombie-Britannique (1958)
Vous souhaitez en savoir davantage? 
Site Web (en anglais) :
http://www.ubcfarm.ubc.ca Courriel: veronik.campbell@ubc.ca  

Le projet SOIL se penche sur la durabilité de la production alimentaire sur place dans les institutions publiques 

Ontario

Le projet SOIL est le fruit des liens de recherche collaborative entre My Sustainable Canada, la Coalition canadienne pour une système de santé écologique anadian Coalition for Green Health Care et le groupe de recherche Nourishing Communities. Mené par Phil Mount, chercheur de postdoctorat de l’Université Wilfrid Laurier, et Irena Knezevic, professeure adjointe de l’Université Carleton, ce projet de trois ans se penche sur la durabilité de la production alimentaire sur place dans les institutions publiques.

La recherche, financée par le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario, est axée sur les différents avantages associés aux jardins dans les institutions et les possibilités de collaboration entre les producteurs d’aliments locaux.

Depuis 2013, l’équipe a recueilli des données pour dresser le portrait de l’histoire de la production alimentaire dans les institutions ontariennes, a publié quatre études de cas sur des initiatives existantes, a appuyé et documenté cinq projets pilotes et les réussites et défis de ces derniers, a sondé et interrogé des administrateurs d’institutions pour mesurer l’intérêt envers de nouveaux jardins et a cartographié les terrains d’institutions disponibles en Ontario.

Les chercheurs du projet SOIL effectuent actuellement des évaluations de faisabilité et proposent des ateliers de réflexion dans les institutions qui songent à entreprendre des projets de jardins sur place. Ils ont également forgé une collaboration avec le programme d’études supérieures en science, technologie et politiques de la santé de l’Université Carleton. Les étudiants du programme effectuent une revue détaillée de la littérature ainsi qu’une analyse environnementale des stratégies d’évaluation des résultats en matière de jardins institutionnels. Leur travail se conclura par un rapport et une trousse d’outils pour les institutions, tous deux prévus pour avril prochain. 
Pour consulter les rapports de recherche et en apprendre davantage, consultez projectsoil.ca (en anglais).

« Building Self-Reliance: Pathways to Healthy, Local and Sustainable Food in Our Institutions »

Nouvelle-Écosse
Un groupe de travail intersectoriel (formé entre autres par des membres du Ecology Action Centre, de FoodARC et du ministère de l’Agriculture et du ministère de la Santé et du Mieux-Être de la Nouvelle-Écosse) a participé à l’organisation de cet événement au début du mois de mars. L’événement comprenait notamment un atelier ainsi qu’une conférence de la chef cuisinière et militante Joshna Maharaj, qui a expliqué comment elle parvenait à se servir des politiques d’achat institutionnelles et des fonds publics pour appuyer les aliments locaux et durables dans le milieu universitaire et dans le milieu des soins de santé. Près de 70 personnes étaient présentes, y compris le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, M. Robert Strang, ainsi que des gens œuvrant dans différents milieux professionnels : écoles, universités, établissements de santé, grands employeurs, hôtels et centres de conférences et divers échelons du gouvernement. On espère que l’événement servira de catalyseur de changement et qu’il permettra de lier les réussites et changements récents dans les pratiques d’approvisionnement institutionnelles avec les leviers politiques de la province tels que la Environmental Goals and Sustainable Prosperity Act (loi sur les objectifs environnementaux et la prospérité durable), qui prévoit que d’ici 2020, 20 % de l’argent déboursé par les Néo-Écossais sur l’alimentation devra être dépensé sur des aliments produits localement. Consultez le blogue Adventures in Local Food (en anglais)

Le projet FEED Comox Valley propulse l’idée du « régime de 160 km » vers de nouveaux sommets

Colombie-Britannique

(Source: InFocus Magazine)

Tout est né d’une simple question que se posait Sandra Hamilton, de Comox, en Colombie-Britannique : « que faudrait-il faire pour que la cafétéria de notre hôpital serve une pomme de terre produite localement? ».

Mme Hamilton n’étant pas le genre de personne à poser des questions sans raison, elle s’est lancée à la recherche de réponses. Aujourd’hui, 18 mois plus tard, la question s’est métamorphosée en un audacieux projet de sécurité alimentaire locale qui stimule les profits des fermes locales, retient l’attention des communautés de l’île de Vancouver et promeut une façon inédite de dépenser l’argent des contribuables en privilégiant la durabilité sociale.

Grâce à ce projet, on trouve désormais des produits locaux (pommes de terres, carottes, oignons, tomates, poivrons, laitue et concombres) à la cafétéria de l’hôpital St. Joseph’s, mais aussi à celle du Collège North Island et au Glacier View Lodge.

Le projet, surnommé FEED (Food, Environment, and Economic Development) Comox Valley, propulse l’idée du « régime des 160 km » (100-mile diet) vers de nouveaux sommets. Lorsque les valeurs et les choix d’achat individuels correspondent à ceux des institutions publiques, le potentiel de changement se multiplie exponentiellement. Le but du projet, selon Mme Hamilton, est de relocaliser le système alimentaire et d’insuffler un dynamisme nouveau à l’économie.

Pour ce faire, dit Mme Hamilton, les institutions doivent changer la structure de leurs contrats d’approvisionnement alimentaire. À l’heure actuelle, les petits contrats sont regroupés pour former d’énormes contrats que seules les grandes sociétés peuvent exécuter. Si les contrats étaient traités séparément, les agriculteurs locaux y auraient davantage accès et on pourrait accorder une plus grande place aux aliments frais et locaux. Cliquez ici pour en savoir davantage.

Site Web du projet FEED au Collège North Island : www.nic.bc.ca/FEED (en anglais)
Vidéo de
FEED Comox Valley sur les chaînes d’approvisionnement institutionnelles

Avez-vous une histoire à raconter
pour la prochaine édition de notre bulletin?

Envoyez-nous un courriel à farm2cafeteriacanada@gmail.com
 

Pour des nouvelles quotidiennes, suivez-nous sur

Droit d’auteur© 2016 De la ferme à la cafétéria Canada, Tous droits réservés.Vous êtes inscrit à la liste de diffusion du réseau De la ferme à la cafétéria Canada et/ou vous en êtes membre. Pour recevoir des mises à jour entre les numéros, suivez-nous sur notre site Web, Twitter ou Facebook.
 

Écrivez-nous :
De la ferme à la cafétéria Canada
4445, rue Norfolk
Burnaby, BC V5G 0A7
Canada

Pour obtenir des nouvelles locales du réseau De la ferme à la cafétéria Canada ou De la ferme à l’école, communiquez avec le directeur régional de votre province.