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Evolution humaine, l'Homme descend du singe? 
Lorsque nous pensons à l’histoire de l’homme et à son apparition sur terre, il nous vient à tous et à toutes, cette image d’un chimpanzé à peine bipède, marchant vers son évolution pour arriver, après quelques péripéties évolutives, à devenir Homo Sapiens. Au cours de son évolution le chimpanzé  acquière, petit à petit la bipédie, se redresse, grandit, se déleste de sa fourrure et de ses traits simiesques, gagne en capacité cérébrale jusqu’à devenir enfin un homme.
Cette image populaire d’une évolution linéaire est iconique, elle fait partie de notre imaginaire collectif et est largement diffusée voir, même parfois, détournée par des caricaturistes ou professionnels de la publicité.  
 

Entre imaginaire et réalité.
 
Depuis la parution, en 1859, du livre de Charles Darwin  L’origine des espèces par la sélection naturelle, la compréhension de l’apparition de l’homme est complètement bouleversée, L’homme ne serait pas apparu sur terre sous sa forme actuelle, mais serait le fruit d’une évolution. Celle-ci est alors vue, par le grand public, comme linéaire et directe, partant d’un point A pour arriver à une finalité, l’homme moderne. Elle serait également positive, débutant  avec une forme primitive, s’approchant d’un chimpanzé, et évoluant vers une forme aboutie : nous.
Cette hypothèse évolutive est alors incarnée, depuis les années 60, par cette fameuse illustration. Mais est-elle vraie ?
Une évolution linéaire ?
 
Aujourd’hui, les recherches scientifiques et les nombreuses découvertes paléontologiques montrent que l’homme, primate parmi les autres, a bien évolué,  mais cette évolution est bien plus complexe et foisonnante.
L’image que nous pouvons utiliser est celle d’un buisson, composé de nombreuses racines et branches qui s’entremêlent et se croisent. Certaines poussent tandis que d’autres stoppent leur croissance. On y découvre alors l’existence d’une multitude de lignées humaines qui se sont côtoyées et parfois reproduites entre elles. Certaines ont disparu, comme Paranthrope, pendant que d’autres continuaient leur évolution.
Il y a 2 millions d’années, Homo Rudolfensis partageait le sol africain avec Homo Habilis, Homo Ergaster, Paranthropus Robustus et Paranthropus Boiseï, Australopithècus Africanus.
Plus récemment, il y a 100 000 ans Homo Sapiens pouvait croiser, lors de ses voyages, l’Homme de Neandertal, l’Homme de Flores et l’Homme de Denisova.
Descendons-nous du singe ?
 
On sait, également, que le chimpanzé est un primate qui, comme nous, a évolué. Sa forme actuelle est le fruit d’une longue évolution buissonnante tout aussi complexe que la nôtre.
Faisant tous partis du groupe des primates, nous partageons avec les Grands singes des ancêtres communs. Malgré l’absence de fossiles, les données génétiques nous indiquent que nos deux lignées se sont séparées il y a environ 6 à 7 millions d’années, en Afrique.
Deux grandes lignées vont cohabiter, la première celle des grands-singes (bonobos, chimpanzés, gorilles) et la seconde celle de l’homme.
Nous ne descendons donc pas des grands singes actuels, nous avons évolué les uns à côtés des autres.

Pour aller plus loin : 
 
Des lettres et des mots
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La mandibule de Dryopithèque
Mandibule de Dryopithecus fontani ou " singe des chênes"
Moulage
Valentine (Près de Saint-Gaudens, Haute-Garonne)
Miocène
Dépôt du Muséum national d’histoire naturelle, Paris
L’objet de cette semaine est la mâchoire inférieure du Dryopithèque, découvert par M. Fontan à Saint-Gaudens.
Il s’agit de la mandibule d’un grand singe arboricole, le Driopithecus fontani, qui vivait en Europe, de l’Espagne à la Géorgie, durant le Miocène, il y a 7 à 13 millions d’années. Le nom du genre Dryopithèque (« singe des chênes »), fut proposé par Édouard Lartet en référence aux gisements de bois fossiles découverts dans les Pyrénées et considérés comme contemporains du singe fossile. Le nom de l’espèce fontani est un hommage au docteur Fontan, le naturaliste amateur qui découvrit le fossile.
Aujourd’hui, certains scientifiques pensent que le Dryopithèque (ou un proche parent) pourrait être l’ancêtre commun des grands singes africains et des humains. Ainsi, leur étude constitue pour la recherche paléontologique, un aspect important de la compréhension de l’origine de la lignée humaine.

                                                  
                   Carrière d'argile, côte de Valentine, Saint-Gaudens - coll. muséum, MHNT.PHa.TIR.14.1

La Découverte

C’est en 1856, que le pharmacien M. Fontan, naturaliste amateur, reconnaît les fragments d’une mâchoire de grand singe : deux hémi-mandibules et un fragment antérieur de la mâchoire. Ces éléments ont été découverts par les ouvriers d’une carrière d’extraction d’argile à brique, sur le lieu-dit « Côte de Valentine », à Saint-Gaudens (31). Cette carrière livra jusqu’à sa fermeture en 1930, de nombreux fossiles de vertébrés du miocène et d’autres mandibules de Dryopithèques.
Pour identifier et étudier ces vestiges, Fontan se rapproche d’Édouard Lartet. Il lui confie la charge de décrire ses découvertes aux membres de l’Académie des Sciences, ce qu’il fait la même année proposant le nom de Dryopithecus fontani pour cette nouvelle espèce.
Les fragments de la mandibule originale découverte par Fontan, sont aujourd’hui conservés au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, tandis que le moulage de sa reconstitution est présenté au Musée de l’Aurignacien.
 
Dessin d'A.Gaudry, Mâchoire du Dryopithèque de Fontan
 
Si Fontan contacte Lartet, c’est parce que Lartet est le premier à avoir prouvé l’existence de singes fossiles. En effet, en 1836, alors que Georges Cuvier avait constaté l’absence de « quadrumanes » dans les étages géologiques anciens, la découverte d’une mâchoire de Pliopithèque à Sansan (32), bouleverse le milieu de la paléontologie et remet en question la théorie fixiste et catastrophiste de Cuvier. Selon lui, les singes et les Hommes sont des créations récentes et ne peuvent exister dans les étages anciens antédiluviens (avant le dernier déluge). Il pense en effet, que la succession des espèces fossiles découvertes dans le sol est le résultat d’une succession de création divine et de cataclysmes ayant entrainé de nouvelles créations. Pour lui, les espèces ne changent pas dans le temps, elles sont remplacées.

Même si Cuvier est mort à l’époque de la découverte du Pliopithèque de Sansan, ces théories restent largement soutenues par l’Académie des Sciences, représentée par Élie de Beaumont son Secrétaire perpétuel. Il proclame d’ailleurs « Je ne crois pas que l’espèce humaine ait été contemporaine de l’Elephas Primigenius (mammouth). Je continue à partager à cet égard l’opinion de M. Cuvier. »
Ainsi, ces théories freinent les découvertes de plus en plus fréquentes d’indices de présence humaine antédiluvienne apportées par de nombreux érudits.

La découverte du Dryopithèque à Saint-Gaudens confirme l’existence des singes fossiles mais pour Lartet, l’étude de la dentition et de la structure de mâchoire du primate montre une proximité forte avec les humains. En présentant son étude à l’Académie des Sciences, il parle de singe « anthropomorphe » et affirmera plus tard, que pour lui, l’existence paléontologique de l’Homme n’est plus invraisemblable. Lartet s’engage par la suite dans la recherche de restes humains fossiles. C’est ce qui l’amènera en 1860 à l’abri d’Aurignac où il apportera la preuve de l’existence d’Hommes préhistoriques.
Cette remise en cause du catastrophisme par la démonstration de l’existence de singes fossiles sera, par ailleurs, le point de départ de la naissance de la paléoanthropologie (étude des restes humains fossiles).

 
 Pour en savoir plus :

Sur le site paléontologique de Saint Gaudens et les fouilles du Muséum de Toulouse
Sur Lartet et la paléontologie
Le site de Sansan
 
La chasse à la Préhistoire
Le Musée vous propose, cette semaine, d'en apprendre plus la chasse à la préhistoire
 
Des PASS ATELIER à gagner
https://learningapps.org/watch?v=puc48wfea20Chaque semaine, le Musée de l'Aurignacien, vous propose de gagner des "PASS ATELIER".
À la réouverture du musée et grâce à ces PASS vous pourrez participer gratuitement à un des nombreux ateliers proposés par l'équipe de médiation ! 

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