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Néosanté hebdo
mercredi 30 septembre 2015

Les secrets des médecines d'ici

portrait de Yves RasirMes estimables et estimés confrères de Santé Nature Innovation viennent de lancer  un nouveau journal de santé naturelle entièrement consacré à la médecine traditionnelle chinoise (« Les secrets de la médecine chinoise »). Je leur souhaite bonne chance et  bon vent  dans cette nouvelle aventure éditoriale. Je suis sûr que l’information sera de qualité et je ne doute pas que cette entreprise de presse va rencontrer le succès qu’elle mérite.  Que des milliers de lecteurs occidentaux s’intéressent à la MTC et s’ouvrent à une autre façon de concevoir la maladie et l’art de guérir, voilà qui réjouissant.  Il est toujours bon d’élargir ses horizons et  d’aller voir comment d’autres cultures envisagent la santé et les manières de la restaurer.  Après la médecine chinoise, je suppose que l’omniprésent Jean-Marc Dupuis planche déjà sur un magazine qui traitera d’ayurveda, de chamanisme amazonien ou de médecine traditionnelle tibétaine.

Ce qui me chiffonne un peu, c’est  le message implicitement transmis par de telles initiatives : « il faut aller voir ailleurs car la médecine de chez nous n’est pas à la hauteur ». Mais de quelle médecine parle-t-on ?  Dans sa forme actuelle, mécaniste et matérialiste,  la médecine moderne occidentale n’a guère plus  de deux-cents ans. Durant les deux millénaires précédents, l’art de guérir dans nos régions est resté plus ou moins fidèle à ses racines antiques et aux grands principes définis par  Hippocrate de Cos : d’abord de ne pas nuire,  traiter globalement l’âme et le corps, se fier au pouvoir guérisseur de la nature,  faire de son alimentation son premier remède et recourir aux plantes si nécessaire. Au XXe siècle, le réductionnisme pasteurien et les apparentes victoires de la chimie ont eu raison de cette philosophie ancienne, mais  celle-ci a survécu en dehors des académies et des universités.  Un tantinet à travers la médecine populaire et les « trucs de grand-mères », mais surtout  via l’avènement de la naturopathie  en Amérique et de l’hygiénisme sur le  continent européen. Avec l’ostéopathie et la chiropraxie, l’hygiénisme naturopathique représente incontestablement la vraie médecine occidentale puisque ces trois approches en ont hérité  la tradition vitaliste, c’est-à-dire l’idée centrale que les êtres vivants sont animés par une force ou une énergie vitale  dont il s’agit, avant tout,  d’assurer l’équilibre. Contre Pasteur, des savants comme  Antoine Béchamp et Claude Bernard ont également soutenu  que la présence de microbes importait bien moins que l’équilibre du terrain. Et un peu avant eux,  Samuel Hahnemann avait déjà clairement renoué avec les sages préceptes hippocratiques. Et bien avant l’homéopathie, l’hermétisme et l’alchimie en avaient préfiguré la vision holistique.

Bref, je me désole un peu que des gens d’ici, en quête d’outils de santé, se tournent vers l’Orient et négligent leurs propres richesses culturelles : ce qui nous fascine tellement en Chine fait également partie de notre patrimoine !  Nous avons aussi notre médecine naturelle  traditionnelle ! En matière de diététique, il n’est certes pas inintéressant de connaître ce que la pensée taoïste et la doctrine des éléments préconisent pour manger sainement. Mais  n’oublions quand même pas qu’Hippocrate a été un précurseur en prônant de tirer parti des légumes et des fruits.  Côté plantes, il n’est pas non plus inutile d’examiner tous les trésors de la pharmacopée chinoise. Mais ne perdons pas de vue que la phytothérapie s’exerce ici aussi depuis des millénaires et que les simples de nos pays n’ont pas grand chose à envier aux végétaux orientaux. Par exemple, la fabuleuse armoise a des variétés européennes  dont les vertus ne se limitent  pas à enrayer la malaria. Dans nos campagnes, on en connaissait notamment la très grande efficacité abortive et la capacité à expulser les parasites intestinaux.  Toute une science oubliée est là,   à nos pieds, qui ne demande qu’à se laisser redécouvrir  !

Les massages chinois  ?  Nous en avons aussi de toutes sortes, avec des bénéfices thérapeutiques bien établis. Le qi gong et le taï-chi ?  Tout naturopathe qui se respecte enseignera les bienfaits  de l’hébertisme ou d’autres types d’exercices en plein air. Sincèrement, je ne vois pas trop ce qui fait défaut sous nos latitudes.  Sauf, bien sûr, l’acupuncture.  Mais à quoi bon importer une technique exotique qui n’a jamais démontré que son effet antalgique ? Et encore, pour l’avoir moi-même expérimenté lors de ma commotion cérébrale il y a deux ans,  je peux vous assurer que ça ne marche pas à tous les coups. Les aiguilles n’ont rien arrangé à mes névralgies faciales et l’acupunctrice y a ajouté une douleur aux oreilles en fixant sur mes lobes des épingles semi-permanentes. Si c’était à refaire,  je miserais plus rapidement pour des méthodes éprouvées comme l’hypnose ou le neurofeedback, cette dernière étant la seule à m’avoir sorti de l’enfer. À quoi bon chercher sous les tropiques des solutions  thérapeutiques qui sont à portée de main ?  Il existe chez nous une pléiade d’approches qui ne demandent qu’à  être explorées et que nous mettons régulièrement à l’honneur dans les articles  de la revue Néosanté ou à travers ses rubriques Naturo pratique et Bon plan bien-être.

Dans la rubrique  Espaces Livres, qui vous présente chaque mois une dizaines d’ouvrages venant de paraître, on vous parle notamment ce mois-ci du dernier bouquin de Daniel Kieffer consacré aux bilans de santé énergétiques, et principalement à la méthode du pouls chinois.  C’est clair, c’est complet, et c’est vachement bien illustré. Mais encore une fois, il ne faudrait pas croire que l’herbe est forcément plus verte et plus grasse en Chine : pour évaluer l’état de santé d’un individu et mesurer son énergie vitale, la naturopathie occidentale dispose de tas d’outils très performants , comme les tests morphologiques,  les examens iridologiques ou les bilans biologiques de terrain. D’ailleurs,  il y a une vingtaine d’années, le même auteur  avait sorti un premier livre sur les bilans de santé naturopathiques : je l’ai retrouvé dans ma bibliothèque et j’ai constaté qu’il  était deux fois plus épais que celui consacré aux techniques orientales !  Le bonheur, a dit quelqu’un, n’est pas d’avoir ce qu’on désire, mais de désirer ce qu’on a déjà. Avant de choisir « made in China », désirons donc  davantage  les médecines naturelles nées et pratiquées dans nos contrées ! 

À ce stade de mon édito hebdomadaire,  vous me voyez évidemment venir : je ne peux pas le conclure sans vous parler de la médecine nouvelle du Dr Hamer. Conçue dans les années 80 en Allemagne,  elle avait déjà été ébauchée au début du XXe  siècle par un autre médecin  et psychanalyste allemand, le Dr Georg Groddeck.  Mais son principe fondamental – les maladies  sont la rançon de l’inhibition de l’action – a été découvert en France par le neurobiologiste Henri Laborit.  Ce sont aussi des médecins français, et parmi eux le génial Claude Sabbah, qui ont élargi la médecine hamérienne pour décrypter le sens profond des pathologies et définir leurs invariants psychosomatiques. Aux Etats-Unis, les trouvailles européennes ont été reprises par des praticiens de santé qui les ont rebaptisées « métamédecine ».  En Belgique, nous avons le Dr Robert Guinée, dont nous venons d’éditer le magistral ouvrage « Et si les maladies étaient des mémoires de l’évolution ». Bref,voilà une médecine naturelle,  très innovante  et 100% occidentale qui vaut la peine d’être mieux connue. Tout autant, et à mon avis beaucoup plus que la médecine traditionnelle chinoise.

À juste titre, les  promoteurs de  la MTC  font miroiter que cette dernière est une  médecine globale,  qui envisage l’être humain dans ses dimensions à la fois physiques et psychiques, et qui tient compte du facteur stress dans l’apparition des maladies. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et sur ce point, il n’y a pas photo entre la médecine chinoise et la médecine nouvelle : la deuxième identifie beaucoup plus précisément les ressentis émotionnels à l’origine des maladies et  elle décrit beaucoup plus scientifiquement les mécanismes de somatisation selon la zone du cerveau impactée et  l’endroit du corps en dysfonctionnement. Seule l’approche du Dr Hamer fournit la lumineuse solution biologique que représente un accident de santé !  Pour le vérifier, j’ai à nouveau  feuilleté le best-seller  « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi » du très sinophile Michel Odoul. Pour plusieurs maladies, ce sympathique spécialiste du shiatsu ( que nous avons d’ailleurs déjà interviewé dans Néosanté) propose un éclairage pertinent et qui n’est pas contradictoire avec ce qui se fait en décodage. Mais c’est tellement vague et flou  par rapport à la précision de laser de  la médecine nouvelle et de la biologie totale ! À l’issue de cette relecture,  je suis encore plus convaincu que la médecine chinoise est un art de guérir très mineur en comparaison de ce que nous avons appelé « la nouvelle médecine du sens ». Il ne fait pas un pli que celle-ci révolutionnera le monde, empire du milieu du compris, dès lors que nous ne  serons plus le seul journal à avoir pris de conscience de son importance majeure….

Yves Rasir

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Vidéo à voir

Voici le lien  vers la 4 ème  vidéo de formation offerte gratuitement par notre collaborateur Jean-Jacques Crèvecoeur : « Transformer vos expériences en conscience »

Dans cette quatrième vidéo, Jean-Jacques Crèvecœur nous invite à fusionner trois univers de représentation pour être capable de grandir en conscience et en compétence grâce à nos expériences, surtout lorsqu’il s’agit d’expériences d’échec ! Le premier univers s’inspire d’une démarche dont les origines se perdent dans la nuit des temps : celle de l’alchimie, où l’on tentait de transmuter le plomb en or. Ici, le plomb, c’est le poids de nos problèmes, de nos échecs, de nos souffrances. L’or, ce sont les enseignements constructifs que l’on peut en retirer !

Le deuxième univers est celui des professionnels de haut niveau, qu’ils soient sportifs, musiciens ou artistes. Une démarche où la conscience, l’auto-observation, la maîtrise, le savoir-faire et l’évaluation permanente sont les ingrédients de la croissance et de la performance. Quant au troisième univers, il s’inspire de la maïeutique de Socrate, qui considérait que tout être humain porte déjà en lui toutes les réponses, à condition de l’aider à accoucher du potentiel qu’il porte en lui. Une vidéo où l’échec ne sera plus vu comme une calamité, mais comme une opportunité !
Pour visionner cette 4 ème vidéo, cliquez sur l’image ci-dessous

video crevecoeur

disponible sur www.neosante.eu :
Le  numéro 48 (septembre 2015) de Néosanté, revue internationale de santé globale.
couverture du numéro 48
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