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Néosanté hebdo
mercredi 13 janvier 2016

Delpech is Delpech : hommage-décodage

portrait de Yves RasirL’air de rien, et bien que l’air ne fasse pas la chanson, la  récente disparition de Michel Delpech m’a beaucoup affecté. Avec la mort de cet artiste attachant, c’est un peu ma jeunesse qui me dit adieu et une part de moi qui entame aussi « la fin du chemin » (*).  Quand ils s’en vont vers d’autres dimensions, les gens qu’on aime contribuent à notre propre détachement progressif de la matière, ce qui ne va pas sans quelque sentiment de tristesse. Connaissant ma sympathie pour ce chanteur, mon faible pour ses mélodies que je fredonne souvent,  mais également ma manie de rechercher les causes psycho-émotionnelles des maladies, une personne de mon entourage n’a pas raté l’occasion de m’interpeller en ces termes : « Alors, il vient d’où ce cancer de la langue ? Michel  Delpech n’aurait pas digéré son divorce d’avec sa première femme ? ».  En guise d’hommage au disparu,  voici ce que j’ai répondu et ce que j’ai modestement tenté de décoder sur la pathologie qui l’a emporté.

La première chose que j’ai dite d’emblée, c’est que l’interprétation contenue dans la question était très certainement erronée.  C’est en 1976 que Jean-Michel (de son vrai prénom) Delpech s’est séparé de sa première épouse. Et c’est en 2012 qu’il a reçu son diagnostic de tumeur linguale. Quand il y a 36 ans d’écart entre deux événements, on peut être sûr que l’un n’a pas déclenché l’autre. Certes, selon la médecine classique,  un cancer met souvent très longtemps à se développer. La cancérogenèse pourrait même s’étaler sur plusieurs décennies après les premières manifestations mutagènes. Pourtant, cette même médecine a multiplié le recours au dépistage. Or,  cette traque généralisée de la moindre anomalie cellulaire n’empêche pas que, chaque année,  des milliers de personnes déclarent la maladie peu après un examen rassurant. Je n’ai pas les chiffres exacts, je ne sais pas s’ils existent,  mais c’est un fait bien connu que des tas de gens dûment dépistés à intervalles réguliers surprennent la faculté en développant très  rapidement  le cancer entre deux contrôles. Pour expliquer le phénomène, celle-ci a même inventé la catégorie des « faux négatifs » pour désigner tous les cancéreux qui dissimuleraient si bien leur véritable état. La vérité, c’est que la médecine officielle falsifie elle-même ses propres résultats : les négatifs n’ont rien de faux et leur nombre démontre que le cancer survient en réalité dans un laps de temps réduit.  En nouvelle médecine psychosomatique,  on ne va pas chercher le traumatisme  des années en arrière. Un trauma programmant dans la petite enfance, oui, mais pas un élément déclencheur.   Lors de l’anamnèse, le praticien invitera le patient à se remémorer les chocs émotionnels vécus quelques mois ou quelques semaines avant l’apparition des premiers symptômes. Voire quelques jours à peine si la pathologie possède  un caractère fulgurant. Certes, Michel Delpech avait « bien » préparé le terrain en menant très longtemps une vie de bâton de chaise (deux paquets de clopes par jour,  whisky ou cognac quotidien, addiction pendant 10 ans à la cocaïne, sexualité débridée…), mais ce ne sont là que des facteurs de risque sans rapport avec la cause profonde de sa maladie. Celle-ci étant apparue il y a trois ans seulement, on peut franchement disculper l’éclatement de son premier couple, et ce d’autant plus que ce divorce fut douloureusement vécu par un Michel Delpech abandonné du jour au lendemain avec ses deux enfants. La sévérité de la somatisation étant toujours liée à l’intensité du conflit causal, c’est en 1976 qu’il aurait dû somatiser la rupture, et pas à 66 ans  !

Le deuxième chose que j’ai répondue à l’interlocutrice  soulevant cette hypothèse du mariage raté, c’est que cette dernière n’avait pas de sens : jamais personne ne va faire un cancer de la langue parce qu’il n’arrive pas à « digérer quelque chose ». Pourquoi ?  Tout simplement parce que la langue ne sert pas à digérer. Elle sert à des tas de choses, elle surplombe des glandes salivaires qui prédigèrent les aliments, mais elle n’émarge pas au système digestif proprement dit.  Nous touchons-là le cœur des fabuleuses découvertes du Dr Ryke Geerd Hamer : ce médecin allemand injustement décrié a découvert que la nature était très bien faite et que la maladie suivait une remarquable logique, à savoir que son site corporel d’émergence était toujours en lien avec le ressenti psychique de l’individu. Autrement dit, l’organe atteint ne l’est jamais par hasard, il dysfonctionne si et seulement si le conflit émotionnel menace la survie dans cette partie du corps. En clair, c’est surtout l’estomac qui va être affecté par un événement ressenti comme indigeste, le foie par une sensation de manque, la sphère pulmonaire par une frayeur vitale, le sein de la femme par un « conflit du nid », les organes sexuels par des problématiques de reproduction, etc. Tout est parfaitement BIO-LOGIQUE dans le processus de somatisation que le cerveau archaïque ordonne en cas de surtension  psychique. Et le symptôme lui-même a un sens biologique, comme l’a notamment prouvé le Dr Hamer en mettant en culture des cellules de cancer gastrique et en observant leur très grande acidité : une tumeur à l’estomac, ça sert à mieux  « digérer  le morceau » - réel ou symbolique -  qui ne passe pas. Ainsi, en dépit des apparences, toute tumeur est une solution salvatrice pour l’organe ou la fonction  qu’elle afflige. Soit elle protège l’organe, soit elle en  renforce la fonction.

S’agissant du cancer de la langue, il semblerait que le gain fonctionnel ne soit pas de mise. L’être humain n’est pas un iguane, et il n’a pas besoin  d’augmenter les performances de son appendice lingual pour améliorer sa capacité à « attraper le morceau ».  D’après ce que j’ai pu lire dans différents ouvrages, un cancer à cet endroit serait plutôt une réaction de protection. C’est pour protéger la langue et l’envelopper d’une sorte de carapace que les cellules y proliféreraient. D’autres auteurs font néanmoins valoir que la langue sert aussi à avaler le morceau ou, au contraire, à le recracher. Deux missions qui seraient favorisées par la création de masse tumorale.   Je parle au conditionnel, car il ne faut pas se voiler la face : la médecine nouvelle est une science très neuve, un chantier à peine entamé, et il y a encore beaucoup de maladies dont le sens demeure imprécis et le décodage malaisé.  Ce qui est  sûr, c’est que la langue, comme toute la muqueuse qui tapisse la bouche, est d’origine ectodermique, autrement dit qu’elle appartient au feuillet embryonnaire le moins ancien dans l’histoire de l’évolution et le plus externe dans le développement de l’embryon , celui qui est relié au cortex sensitif.  C’est pourquoi, dans son livre « Les maladies mémoires de l’évolution »,  le Dr Guinée qualifie-t-il l’ectoderme de « tissu relationnel ». Les cancers qui s’y développent  peuvent  donc faire soupçonner des conflits impliquant la relation avec le monde extérieur.  

Pour la langue, on songera évidemment à son rôle langagier.  La langue sert à parler. Selon une expression très éloquente, on  « prend langue » avec quelqu’un lorsqu’on entre en communication orale avec lui. Chez l’être humain,  et c’est  une exclusivité dans le monde animal, la langue sert même à manifester l’échange de sentiments amoureux. Deux partenaires mélangent leurs langues et leur salive en gage de leur attirance réciproque. Parmi les pistes conflictuelles potentielles, Robert Guinée évoque par conséquent l’ « impuissance à parler » et « l’impuissance à embrasser ». Michel Delpech avait retrouvé le grand amour, mais était-il en proie à  un « mal à dire », ou à une souffrance indicible d’avoir mal dit ?  Selon d’autres expressions courantes, on « tient sa langue » lorsqu’on garde un secret et on  est « mauvaise langue » lorsqu’on tient des propos blessants.  Avoir une langue de serpent, autrement dit fine et fourchue, c’est verser dans la médisance.  Bref, un cancer de la langue renvoie probablement à ce que  le patient a pu dire, ne pas dire ou s’entendre dire.  Dans sa dernière interview à Paris-Match, j’ai relevé ces paroles poignantes de Michel Depech sur sa famille et ses enfants : « Ils ont encore besoin de moi. J’ai encore tellement à leur apprendre ! Je n’ai pas su les aimer, je ne leur ai pas assez dit combien je les aimais ». Le chanteur a magnifiquement chanté l’amour, mais il souffrait  visiblement d’une difficulté à l’exprimer en privé.

Et c’est tout ce que je peux dire !  Car  pour décoder ce qui est arrivé à l’interprète de « Pour un flirt », il faudrait bien sûr en connaître d’avantage sur sa biographie. Je n’ai pas lu ses livres et je n’ai pas suivi  son actualité dans les années 2000.  Ses démêlés avec le fisc ont-ils joué ? Le déclin de sa carrière et les échecs de plusieurs albums ? Sa décision de rejoindre les tournées de vieilles gloires alors qu’il avait juré qu’on ne l’y verrait jamais ?   Avec toutes ses papilles gustatives, la langue est  aussi le siège par excellence  du goût et du dégoût. Selon une hypothèse toute personnelle, il serait logique que l’amertume ou l’aigreur ait fait office de ressenti prépondérant.   La présence d’un conflit « verrouillant » (sa maladie a anéanti son outil de travail) est également hautement probable.  Mais pour  décrypter son cancer, je le répète, je ne dispose pas d’informations suffisantes. Sauf évidence flagrante, le travail de décodage exige en effet que le malade se confie à un thérapeute et que ce dernier soit apte à accompagner l’introspection en posant les bonnes questions. Et en dernier ressort,  seul le patient  peut valider la pertinence d’une lecture externe. Avec une personne décédée, c’est par définition impossible. Plus qu’un décodage, mon hommage est donc plutôt l’expression d’une empathie posthume : Michel Delpech  devait être tourmenté intérieurement par quelque chose, mais je ne sais pas par quoi.

Ce que je sais, c’est qu’il a souffert de dépression  pendant une décennie et qu’il a ajouté des antidépresseurs aux drogues licites et illicites dont il usait et abusait. Ce que je sais aussi, c’est qu’on lui a fait croire que son cancer était guéri après une première alerte.  Question  que je vous pose: connaissez-vous  beaucoup de célébrités dont la tumeur n’ait pas récidivé et qui n’aient pas finalement succombé à leur cancer ? Question subsidiaire : si le crabe terrasse les stars, comment croire que les millions de cancéreux anonymes ne soient pas victimes de la même arnaque aux pseudo progrès de la médecine conventionnelle ?  Dans un prochain numéro de la revue Néosanté, nous allons publier un article écrit par un docteur  en génotoxicologie travaillant pour l’industrie pharmaceutique. Il vous entrainera dans les coulisses de la chimiothérapie et vous révélera l’ampleur de la mystification selon laquelle le cancer se soigne de mieux en mieux. Ce sera mon véritable hommage à Michel Delpech, à David Bowie, et à tous ceux qu’on continue à détourner du véritable espoir thérapeutique, celui qu’apporte la certitude que tous les maux ont un sens.

 

Yves Rasir

(*) « La fin du chemin » c’est le  titre de l’émouvante chanson prémonitoire tirée du livre musical Dolly Bibble (2013), où Michel Delpech interprète Abraham.

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