Copy
envoyer à ses amis
si ce message n'apparait pas correctement, cliquez ici
pour répondre à cet email veuillez utiliser cette adresse : info@neosante.eu
Néosanté hebdo
mercredi 22 juin 2016

Pourquoi je ne donne plus mon sang

portrait de Yves Rasir

Beaucoup le détestent, moi je suis fan de Christiano Ronaldo. C’est à mes yeux le plus grand footballeur de tous les temps, doublé d’une personnalité hors-du-commun.  Et je  comprends qu’une star de sa dimension prête actuellement  son image à une campagne publicitaire en faveur du don de sang. Mais le génie du ballon rond est-il conscient que la cause qu’il soutient généreusement n’est pas si noble que ça ?  Connait-il les tenants et aboutissants de  la transfusion sanguine  et sait-t-il à quoi sert toute cette hémoglobine collectée par la Croix-Rouge ? Personnellement, ça fait belle lurette que je ne participe plus à ce rituel vampirique faussement philanthropique. Je ne tiens plus à cautionner un système qui engendre plus de problèmes qu’il n’en résout.

Attention : je ne suis pas Témoin de Jéhova et je n’ai aucune hostilité de principe envers la transfusion sanguine. Si j’ai un jour un accident  grave et que je me vide de mon sang, je serai bien content de survivre en recevant une partie des décalitres de liquide organique qu’on m’a prélevés lorsque j’étais étudiant et que j’ignorais le dessous des cartes.  Il est heureux  que la médecine d’urgence dispose d’un tel outil pour  parer aux hémorragies accidentelles et aux anémies sévères. Mais pourquoi diable les hôpitaux manquent-ils si souvent de sang alors que la sécurité routière s’améliore ? Pourquoi les autorités sanitaires doivent-elle sans cesse faire appel aux volontaires pour répondre à une demande croissante ? Si les besoins augmentent chaque année de plusieurs pourcents, c’est pour deux raisons principales : l’inflation des opérations chirurgicales et  la multiplication des cancers. Il faut en effet savoir que la médecine du cancer est très « gourmande » en sang. C’est seulement parce qu’ils sont transfusés que les malades peuvent subir des mutilations et endurer les traitements lourds de radio et  chimiothérapie. Je n’ai pas trouvé la part exacte du plasma, des globules rouges et des plaquettes qui est dévolue à la cancérologie, mais il tombe sous le sens que cette information soigneusement cachée permettrait de réaliser à quel point le matériel sanguin est employé à réparer les dégâts oncologiques. À leurs effets secondaires ravageurs et à leur efficacité contestable, les soins conventionnels du cancer ajoutent une « soif de sang » de moins en moins tenable.

Si ce n’était que ça, j’applaudirais encore Christiano Ronaldo et je soutiendrais encore les efforts de collecte. Le problème, c’est qu’on nous ment aussi sur  le rapport bénéfice/risques des transfusions sanguines. Certes, on nous parle parfois des dangers que le sang contienne certains virus, comme le HIV et ceux des hépatites B et C. Il est à cet égard très étrange que le  gouvernement français s’apprête à rendre aux hommes homosexuels le droit de devenir donneurs, alors même qu’il agite constamment l’épouvantail du sida.  Mais ce qu’on ne nous dit plus jamais, c’est que l’acte médical de transfuser comporte en lui-même de sérieux dangers. Bien sûr, nous n’en sommes plus à cette époque folle où on transfusait sans connaître l’importance des groupes sanguins et celle du facteur Rhésus. Depuis un bon demi-siècle, le risque mortel d’ « allo-immunisation », c’est-à-dire de rejet brutal du sang reçu, est beaucoup plus réduit. Mais c’est encore un événement fréquent, et donc la preuve que tout n’a pas encore été compris  dans le domaine des incompatibilités. La transfusion sanguine n’a rien d’un geste banal et anodin. Ce transfert de cellules d’un organisme à un autre équivaut quasiment à une greffe d’organe. Elle provoque donc une stimulation allogénique chez le receveur et  elle suscite des modifications immunitaires pouvant aller jusqu’à une  totale intolérance, celle-ci mettant parfois en jeu le pronostic vital.

Ce qui est encore beaucoup moins rare,  c’est la réaction d’immunodépression induite par la transfusion. Depuis quelques années, de nombreuses études ont mis en évidence cette action dépressive sur l’immunité.  Plusieurs travaux ont notamment montré que la transfusion lors d’une opération va de pair avec une augmentation des infections et des récidives de cancer. Le mécanisme immunodépresseur n’est pas encore  clair, mais les différentes  hypothèses scientifiques s’accordent pour donner un rôle clé aux lymphocytes T. Si ceux-ci réagissent mal à l’arrivée du « sang neuf », il peut s’ensuivre un effondrement complet des défenses immunitaires.  Et plus un patient reçoit de sang « étranger », plus il risque d’entrer en immunodéficience. Vous voyez où je veux en venir ? Oui, c’est ça : dans l’affaire du « sang contaminé », on nous a vendu le scénario selon lequel le HIV aurait décimé les rangs des hémophiles. Mais outre le fait qu’aucun chiffre n’a jamais confirmé cette version officielle, on peut aujourd’hui subodorer une  toute autre explication : le traitement classique de l’hémophilie consistant en transfusions multiples, il n’est que trop normal de compter davantage de « sidéens » dans cette population. Avec ou sans rétrovirus.

Et si le sang lui-même, plutôt que les germes qu’il charrie,  était nuisible à la santé ?  Depuis l’antiquité, les médecins cherchent à soigner en transvasant du sang, animal d’abord et humain ensuite. Mais depuis plus longtemps encore, de nombreuses sociétés traditionnelles attribuent au sang une valeur psycho-spirituelle. Ce liquide rouge  serait le siège de l’âme et le support des transmissions  subtiles entre générations.  D’ailleurs, dans le langage courant,  ne dit-on pas d’un membre de notre famille qu’il est de notre sang ? La transfusion sanguine est d’autant moins anodine qu’elle implique précisément une fusion de deux identités distinctes. Et comme l’immunité est au corps ce que l’identité est au psychisme, c’est jouer aux apprentis-sorciers que de mélanger ainsi des fluides vitaux destinés à demeurer dans leurs vaisseaux. Autant les saignées d’antan étaient absurdes (quoique…), autant les millions de transfusions contemporaines procèdent d’une témérité prométhéenne.  C’est du moins mon avis, et c’est aussi le motif majeur pour lequel je ne veux plus donner mon sang.

Je le veux encore moins depuis la dernière visite que j’ai rendue à mon astrologue. Je voue en effet beaucoup de respect à l’astrologie et je consulte épisodiquement une amie praticienne de cette science symbolique lorsque je souhaite mieux me comprendre moi-même  et voir plus clair dans ce qui m’attend.  Mais mon amie a un vilain défaut : elle fume comme un pompier et son bureau est généralement envahi de fumée. La dernière fois, pourtant, plus de smog tabagique et plus la moindre odeur de cigarette !  Aurait-elle, à 60 ans passés, réussi à se débarrasser de son vice ?  Elle me raconte alors qu’elle a dû subir une opération chirurgicale et qu’on l’a transfusée abondamment pendant l’intervention. À son réveil, cette fumeuse invétérée n’avait plus la moindre envie de nicotine et elle  n’a plus jamais touché une clope !  Ce qu’ont déjà imaginé certains romanciers et cinéastes est donc véridique : en recevant le sang d’un autre, on peut aussi voir  sa personnalité se modifier et ne plus être vraiment soi-même. Dans ce cas-ci, c’est plutôt positif, mais dans beaucoup d’autres ? Personnellement, je me sens bien dans mes globules et je ne voudrais pas héberger ceux d’autrui.  Ni exposer mon prochain à d’éventuelles tares sanguines. Mais au-delà de ce réflexe peureux, je pense que la médecine matérialiste fait preuve d’une énorme imprudence en banalisant ainsi le changement de sang. C’est une attitude à mon sens démiurgique dont les funestes conséquences finiront un jour éclater.

Il y encore deux raisons pour lesquelles je suis devenu très réticent à l’idée de donner mon sang. La première, c’est que la science médicale nous impose le dogme selon lequel les cellules cancéreuses prolifèrent anarchiquement et se métastasent via les circuits sanguins et lymphatiques.  Mais si c’était vrai, pourquoi ne  prend-elle pas l’élémentaire précaution de les dépister dans ses banques de sang ?  Elle traque bien les virus, pourquoi pas les particules émissaires de cancer ? Ce manque de cohérence est difficilement compréhensible. Le deuxième motif subsidiaire de ma réticence, c’est qu’il existe une alternative à la transfusion sanguine, celle de l’autotransfusion. Appelée aussi « transfusion autologue », cette technique est déjà utilisée en prévision de certaines opérations. On pourrait très bien la généraliser et imposer à tout citoyen  de mettre au frigo plusieurs poches de son propre sang. La méthode n’est pas non plus inoffensive – on peut mal réagir à l’introduction intraveineuse de son propre sang -  mais elle l’est certainement moins que la  transfusion hétérologue. C’est même une pratique apparemment bénéfique puisque certains sportifs y recourent illicitement pour se doper. Bref, je pose la question : pourquoi ne met-on pas en place ce stockage personnalisé au lieu de favoriser le brassage des dons anonymes ? L’ineptie du système actuel n’est pas non plus pour rien dans ma décision de ne plus participer aux collectes périodiques. Et au terme de cet argumentaire, j’espère que vous  aurez perçu que mon refus est moins égoïste qu’il n’y paraît.

Yves Rasir

PS :Si vous avez aimé cette infolettre, faites-la suivre à vos contacts et/ou partagez-la sur les réseaux sociaux.  Vous pouvez  retrouver et (re)lire tous les numéros de Néosanté Hebdo ( plus de 170 à ce jour) en cliquant ici . Profitez-en pour visiter notre site et faire des emplettes dans sa boutique….

 


Offre de la semaine

Petit événement  imminent à Bruxelles : le  1er juillet, la thérapeute Daniella Conti donne une conférence sur les répétitions transgénérationnelles. Et les 2 et 3 juillet, elle anime un stage intitulé  « Se nourrir en conscience, l’intelligence de la maladie et constellations familiales ». Pour plus d’info, cliquez ici . Pour rappel, Daniella Conti est une auteure des éditions Néosanté, où elle a publié le livre « Mes 3 clés pour une santé vraie ». Puisqu’elle nous rend visite bientôt, je vous propose l’ouvrage à 15 € au lieu de 22 €,  soit une réduction de plus de 30%  Rendez-vous en catégorie « promotion » de la boutique .

disponible sur www.neosante.eu :
Le  numéro 57 (juin 2016) de Néosanté, revue internationale de santé globale.
couverture du numéro 57
envoyer à ses amis
pour répondre à cet email veuillez utiliser cette adresse : info@neosante.eu
se désinscrire - s'inscrire