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Néosanté hebdo
mercredi 09 septembre 2015

Soyez patients mais pas soumis !

portrait de Yves RasirL’autre jour, ma fille aînée m’a fait le reproche de m’être montré impatient. Et c’est vrai que la patience et moi, ça fait souvent deux. Je peux facilement manifester de l’agacement, de l’énervement, voire de l’exaspération. Mais dans ce cas-ci, je n’ai pas voulu reconnaître mes torts. Au contraire, j’ai plaidé mon droit à l’impatience dans certaines circonstances. En l’occurrence, ma chère fille m’avait demandé d’assister à sa place à la proclamation de ses résultats scolaires et de ramener son bulletin, vu qu’elle était en voyage à cette date-là.  Et donc, je suis allé écouter la lecture des centaines  de noms d’étudiant(e)s admis(e)s ou ajourné(e)s dans cette haute école bruxelloise.

C’était long, mais ce n’est pas ça qui a mis mes nerfs à l’épreuve. Après la proclamation, les étudiants et/ou leurs parents devaient faire la file dans une cage d’escalier menant à une pièce minuscule pourvue d’une seule porte pour entrer et sortir. Là, ils devaient encore patienter devant un bureau avant de recevoir le carnet de notes et d’en discuter le contenu avec un professeur.  C’était un vendredi en fin de journée, Il faisait épouvantablement chaud (pas loin de 40° C) et personne n’avait prévu à boire pour étancher la soif du troupeau humain. Il eût pourtant été facile de faire les choses tout autrement, en ouvrant les portes pour organiser l’accueil à l’air libre,  sur la pelouse d’en face, avec un distributeur de boissons à proximité. Ou bien de distribuer des tickets, comme à la boucherie.  Après une heure de ce sauna forcé, j’avais péniblement progressé de 10 mètres dans la file. Je m’en suis extrait pour la remonter et faire un petit calcul : à ce rythme, j’en avais encore pour au moins deux heures !  J’ai donc accosté poliment une responsable et lui ai expliqué que je ne voulais pas papoter avec le corps professoral,  seulement emporter le bulletin de ma fille. Je me suis entendu répondre que ce n’était pas possible et qu’il n’y avait rien d’autre à faire qu’attendre. J’ai alors fait part de ma déception et annoncé que je tournais les talons. Les professeurs n’avaient qu’à déposer le document au secrétariat pour enlèvement ultérieur.  Aux yeux de ma fille aînée, c’était là un grave  péché d’impatience….

Je ne suis pas d’accord avec elle et le lui ai dit : à mes yeux, elle confondait en l’espèce  la vertu de patience avec de la docilité grégaire, de la résignation, voire de la soumission à l’ordre établi. En organisant les choses d’une manière aussi déplorable, l’école se livrait à de l’abus de pouvoir et trahissait un évident manque de respect envers les étudiants. Ceux-ci étaient peut-être contraints de faire profil bas, mais moi j’étais libre et en droit de m’insurger. Non pas de faire une esclandre – ce que je n’ai pas fait – mais d’exprimer mon refus d’être traité comme du bétail.  Selon la fameuse  pyramide de Maslow, il y a cinq grands besoins qu’un être humain doit parvenir à satisfaire pour être bien dans son corps et dans sa tête : les besoins physiologiques,  de sécurité, d’appartenance sociale, d’estime et d’accomplissement. Ce vendredi-là, le premier et le quatrième étage de ma pyramide étaient  trop malmenés pour que je reste sans réagir. J’ai formulé mes besoins et ils n’ont pas été entendus. J’ai donc choisi la rébellion et fait demi-retour.  Un homme révolté, disait  Albert Camus, est un homme qui dit non. Il faut savoir dire non  quand on sent que ses besoins vitaux ne sont pas respectés. Par la fuite ou par le combat, il faut agir d’une manière ou d’une autre et échapper ainsi à « l’inhibition de l’action », dont Henri Laborit a bien montré qu’elle était la meilleure manière de se rendre malade. Avec leur Médecine Nouvelle  et leur Biologie Totale, les docteurs Hamer et Sabbah ont par ailleurs montré que la soumission faisait le lit des états dépressifs. Et que pester en silence en refoulant son mal-être était une voie royale vers la somatisation. Dans ce sens, l’impatience est une excellente stratégie de survie,  un atout au service de notre bonne santé !

Malheureusement, notre époque pousse à la négligence du besoin d’estime. Et l’impatience est très mal vue.  Dans le domaine de la médecine, l’adjectif est même devenu un substantif et le client qui fait appel à un thérapeute est appelé un « patient ». On trouve normal, par exemple, de le faire patienter dans une salle d’attente : mais pourquoi diable serait-ce normal ?  Quand je prends rendez-vous avec mon banquier ou mon coiffeur, je ne dois pas poireauter longtemps avant d’être reçu. Pourquoi certains praticiens de santé  fonctionnent-ils différemment et prennent-ils un malin plaisir à faire lanterner leur clientèle ? Personnellement, je pense que sa ponctualité est un critère de qualité humaine chez un prestataire de soins : moins il vous inflige ses retards, plus il y a de chances qu’il vous respecte et qu’il souhaite sincèrement vous aider à guérir. Les patients trop patients, qui passent des heures à attendre leur tour,  devraient se demander s’ils frappent à la bonne porte. Je leur demande quant à moi de se poser une question : sachant que le temps est de l’argent et que le prix d’une consultation augmente l’effet placebo (c’est prouvé), ne serait-il pas plus profitable d’être impatient ?  Encore une fois, il ne faudrait pas confondre la belle vertu de patience avec la croyance qu’un bon toubib – ou n’importe qui d’autre -  doit forcément en abuser. Si vous êtes très patients, demandez-vous si vous n’êtes pas aussi très crédule ou très soumis à l’autorité.

Bien avant moi, des pionniers  français de l’information santé avaient compris que le statut de patient était piégeant. Ils avaient d’ailleurs appelé leur mensuel  L’impatient ,  rebaptisé plus tard Alternative Santé. Je regrette  la disparition de ce magazine, car il était à la pointe des premières luttes pour la vérité et la liberté, notamment en matière vaccinale. À l’époque, ce sont ces journalistes effrontés qui ont déballé le scandale  de la vaccination hépatite B  et qui ont porté les premières critiques envers l’idéologie vaccinaliste. Hommage soit rendu à ces précurseurs qui ont osé valoriser l’impatience, autrement dit l’insoumission à la médecine dominante ! Ceci dit, ce journal était également un des rares à parler de la vraie médecine naturelle, la naturopathie  traditionnelle d’inspiration hippocratique. Or, celle-ci est une véritable école…de patience.  En effet, elle enseigne qu’une maladie est une « biogonie », c’est-à-dire une lutte pour la vie qu’il faudrait accompagner, et non contrarier ni réprimer. Son principe cardinal est qu’une personne souffrante devrait faire l’effort de « prendre son mal en patience » au lieu d’en étouffer les symptômes, le temps et la nature pouvant fréquemment suffire à retrouver la santé. Avec la médecine hamérienne, cette sagesse antique acquiert une autre dimension puisque la deuxième loi biologique définie par le médecin allemand révèle que toute maladie se déroule en deux phases, la phase symptomatique étant très majoritairement celle de la résolution du conflit  et de la réparation des tissus abîmés en phase active.

Bref, voici mon conseil de santé du jour : soyez patients avec les maux qui vous tracassent car en laissant du temps au temps, vous augmentez vos chances d’autoguérir.   Et soyez impatients avec ceux qui prétendent les guérir  à votre place ou les prévenir par une médicalisation outrancière.  Soyez également à l’écoute de votre besoin de respect, car c’est une des clés qui ouvrent l’accès à la santé. Soyez patients mais pas soumis !

Yves Rasir

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