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Néosanté hebdo
mercredi 24 février 2016

Erreurs de taille

portrait de Yves RasirLire le journal, ça fait partie de mes rituels journaliers. J’en lis même deux par jour, un belge et un français. Ils apportent leur lot de mauvaises nouvelles anxiogènes, mais ils sont aussi des fenêtres ouvertes sur le monde qui permettent de mieux le comprendre. Et au final, il me semble qu’un  monde plus intelligible est plus facile à vivre. Sur certains sujets, malheureusement, les fenêtres  massmédiatiques sont obscurcies par les préjugés, les idées reçues, l’ignorance et la malhonnêteté intellectuelle des journalistes, voire par  leur intention délibérée de désinformer le lecteur. En matière de santé surtout, je suis habitué à découvrir de gros canards dans  mes deux canards préférés.  Hier, dans le quotidien bruxellois Le Soir, j’en ai trouvé un qui vaut son pesant de plumes : la taille des êtres humains serait liée à leur consommation de soins !

L’article contenant cette énormité est pourtant très intéressant : il explique que l’homme occidental a beaucoup grandi au siècle passé,  mais que cette croissance est en train de ralentir et qu’elle semble plafonner. Selon certains chercheurs, l’être humain aurait atteint sa taille maximale, celle qui offre la pleine expression de son potentiel génétique. Alors que, depuis plusieurs décennies,  les nouvelles générations dépassent systématiquement leurs aînés, on peut s’attendre à ce que la hauteur des garçons et des filles se stabilise à l’avenir. Les « grandes perches » de 2 mètres et plus devraient demeurer l’exception plutôt que la règle.  Mais pourquoi sommes-nous en moyenne plus grands que nos parents ?  Et pourquoi ceux-ci  avaient-ils déjà pris l’ascendant sur papy et mamy ?  Interrogé par Le Soir,  un professeur d’université éclaire notre lanterne : tout s’explique par l’amélioration des conditions de vie depuis la révolution industrielle, celle-ci ayant diminué ou éliminé ce qui freine la croissance de l’homme et qui empêche son épanouissement génétique.

Parmi  ces freins, il y a bien sûr la malnutrition. L’amélioration de l’alimentation et la fin de nombreuses carences (en protéines, en phosphore, en calcium, en vitamines…) peuvent en bonne partie expliquer le gain de trois décimètres enregistré en un siècle.  Entrent également en ligne de compte la fin du travail des enfants dans les mines  (air libre = soleil = vitamine D), ainsi que la scolarisation obligatoire et la diminution du nombre d’enfants par famille. Chez les plus pauvres, ces progrès sociaux ont fortement contribué à faire gagner des centimètres à une progéniture désormais mieux suivie et mieux nourrie.  Le contexte socio-économique joue clairement un rôle décisif puisque les pays en voie en développement connaissent exactement la même évolution.  C’est par exemple le cas de l’Inde, où la taille moyenne est augmentation depuis 50 ans car les gens bénéficient d’un meilleur niveau de vie.  Dans quelques lustres, on observera sans doute le même phénomène en Chine. Mais pourquoi diable le journaliste croit-il bon d’ajouter, parmi les avancées explicatives, « l’apparition des antibiotiques et de la vaccination » ?  Certes,  l’accès à la médecine  pour les plus démunis a-t-il pu favoriser la meilleure prise en charge de la petite enfance, qui est une période déterminante pour la croissance.  Mais qu’est-ce qui permet d’affirmer que la consommation de soins, et singulièrement de médicaments biocides et de vaccins, a eu un impact  sur les toises ?  Rien, absolument rien. C’est un propos qui relève de la croyance et absolument pas de la science.  Jusqu’à preuve du contraire, aucune inoculation vaccinale ni aucun  médicament non-hormonal n’a jamais fait grandir personne.  Dans les médias classiques, la dévotion envers La Sainte Médecine classique  fait tellement partie des habitudes qu’on peut y prononcer et y imprimer les plus grosses bêtises.

Le pire, c’est  que la majeure partie du lectorat gobe ces giga bobards. Plus les mensonges sont gros, mieux ils passent !  J’en veux pour preuve un autre mythe  très présent dans la presse, celui selon lequel l’augmentation de l’espérance de vie serait également due aux inventions  et aux interventions de la médecine moderne.  Dès qu’un journal aborde cette thématique, ça ne fait pas un pli : il nous ressort cette baliverne liant le vieillissement de la population aux progrès médicaux, vaccins et antibiotiques en tête.  Or, cela n’a rien à voir, strictement rien à voir !  D’accord, la médecine et ses techniques de pointe permettent de sauver et de prolonger  des vies qui auraient été compromises autrefois.  Cependant,  l’influence du système médical sur l’évolution globale de la longévité est marginale, négligeable, si pas  totalement nulle.  Ce qui a permis au Occidentaux de vivre plus vieux, c’est exactement  ce qui leur a permis de gagner de la taille : l’amélioration  des conditions de vie,  le progrès social, et singulièrement l’enrichissement de l’alimentation.  La longévité étant étroitement liée à l’hygiène, les facteurs sanitaires tels que l’arrivée de l’eau courante dans les habitations et la création des égouts ont également joué un rôle essentiel. Comme le résume si bien le biologiste américain  Peter Duesberg,  ce sont pas  les médecins qui  nous ont fait gagner en espérance de vie, mais bien les  paysans et les plombiers !  Si vous voulez  en avoir le cœur net, je vous suggère de (re)lire le dossier que Néosanté avait publié en décembre 2013 et qui est accessible gratuitement en ligne en cliquant ici

Prétendre que la médecine fait grandir,  c’est déjà une erreur de taille.  Soutenir qu’elle augmente statistiquement la durée de vie, c’est une erreur monumentale.  Faut pas croire tout ce qu’écrivent les journaux….

 

Yves Rasir

 

PS : Message aux acheteurs du livre « Psychologie appliquée » qui n’ont pas encore été servis en raison de la rupture de stock : notre imprimeur nous a promis une nouvelle livraison au début de la semaine prochaine.  Le temps de mettre les ouvrages sous pli, et tout le monde aura reçu son exemplaire avant le 10 mars, promis juré !

 

 

Offre de la semaine

Les maladies, mémoires de l'évolution

Un qui voit très clair sur les pseudo victoires de la médecine et sur les effets pervers de la médicalisation outrancière, c’est le Dr Marc Girard. Nous avons ses trois ouvrages dans notre médiathèque Néosanté. Histoire de saluer ce  grand monsieur, je vous propose son livre « Alertes grippales » au prix de 13 € au lieu de 20 € (hors frais de port). C’est un bouquin qu’il a écrit en plein scandale de la grippe A/H1N1, dont il a été le premier à soupçonner l’ampleur, mais qui révèle plus largement les rouages et les ratages de la politique vaccinale. Comme d’hab’, ça se passe en catégorie « promotion » de  boutique.

disponible sur www.neosante.eu :
Le  numéro 53 (février 2016) de Néosanté, revue internationale de santé globale.
couverture du numéro 53
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