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Néosanté hebdo
mercredi 17 février 2016

Tendresse vitale

portrait de Yves RasirVous ai-je déjà parlé de mon  trouble compulsif, du tic dont je suis affublé et qui confine au TOC ?  Au grand dam de ma petite famille, j’ai en effet la manie de fredonner une chanson française dès qu’un mot lu ou prononcé me rappelle un refrain ou un couplet.  Par exemple, je ne peux pas m’empêcher de chanter Clo-clo si on évoque devant moi une  Alexandra ou un quelconque barracuda. Si quelqu’un admire la neige qui tombe ou si la radio parle de Jérusalem, me voilà parti sur Adamo.  J’embraye sur Alain Souchon quand on  me dit qu’un truc est bidon ou qu’on me parle de pagayer en canoë. Bref,  tout fait farine à mon moulin de chanteur amateur aimant pousser la chansonnette. La vie, c’est plus marrant, c’est moins désespérant en chantant. Le pire, pour mon entourage, c’est que je puise souvent  mon inspiration dans un répertoire catalogué ringard remontant aux trois  «  B » (Brel, Brassens, Béart), à Piaf, ou même à Bourvil et Fernandel.  C’est ce qui m’est arrivé avant-hier lorsque j’ai relu et corrigé un article qui sera publié dans le prochain numéro de Néosanté. Toute la journée,  une  magnifique chanson d’André Bourvil m’a trotté dans la tête. Laquelle ? Cliquez ici , pour la découvrir ou la réécouter  si vous la connaissez.

Alors, elle est pas belle, cette ritournelle ? Personnellement,  j’ai toujours beaucoup aimé Bourvil,  un acteur et un chanteur  possédant le talent rare de pouvoir être aussi émouvant que drôle, et celui de  faire rire avec des sujets tristes. Mais si « La Tendresse » a surgi dans mon esprit, c’est parce que son propos collait parfaitement  avec celui de l’article que je relisais : l’Homme ne peut pas vivre sans tendresse. Plus que de richesses et  plus encore que de pain, l’être humain a besoin de caresses et de câlins !  Consacré au sens du toucher et au contact maternel,  l’article est signé par notre auteur et collaborateur Jean-Brice Thivent, naturopathe en Alsace. Et il débute par le récit d’une expérience étonnante : si on prive pendant plusieurs  jours un bébé singe de sa mère et de toute nourriture et qu’on le place ensuite devant deux cages, l’une contenant à manger et l’autre une fourrure de singe,  le jeune primate se dirige sans hésiter vers la deuxième !  Nous ne sommes pas des animaux ?  Détrompez-vous : le reste de l’article démontre que,  s’il est moins développé chez nous que la vue et l’ouïe,  le sens du toucher n’en demeure pas moins  d’une importance vitale. S’il n’est pas touché,  un être humain peut littéralement mourir de se sentir ainsi délaissé.  Et s’il est carencé en  tendresse dans sa tendre enfance, il en souffrira toute sa vie.  Plusieurs symptômes de l’adolescence et de l’âge adulte peuvent être éclairés à la lumière de cette empreinte périnatale.   C’est à lire dans le mensuel  Néosanté de mars.

Comme le hasard n’existe pas,  une jolie synchronicité m’a permis tomber  le même jour sur un article publié par le site PasseportSanté, Je vous recommande de lire en cliquant ici, car  il explique également très bien que le  besoin de câlin est essentiel et que  la tendresse a des vertus thérapeutiques insoupçonnées.  J’y ai notamment relevé une info déjà relayée dans Néosanté :  il est prouvé que les adeptes de l’accolade chaleureuse (le « hugging », comme on dit dans les pays anglo-saxons)  sont moins susceptibles de prendre froid et de succomber aux infections hivernales.  La médecine  classique nous dit pourtant  le contraire en affirmant  que les contacts entre individus facilitent les contagions microbiennes.  Mais ce que j’ai le plus aimé dans ce dossier, c’est le conseil donné par une psychologue : « Ne cherchez plus l’amour pour avoir des câlins, mais inversez les choses ! ».  Autrement dit, prenez soin de vos besoins primordiaux et animaux  de contact peau-à-peau , et c’est ainsi que vous obtiendrez les sentiments accompagnant la pleine humanité.  Tout qui connaît un peu la biologie totale des êtres vivants ne pourra qu’acquiescer…

Sur le même thème de la « tendresse vitale », je vous suggère aussi de visionner ce reportage de la télévision belge .  Tournée dans une maison de repos, la séquence en fin d’émission  montre combien les personnes âgées sont en manque de contacts humains et surtout de contacts charnels.  Conviés à se faire masser, les pensionnaires de ce home ne se font pas prier et se pressent dans la salle où un massothérapeute leur prodigue un simple massage du visage.  Quand on voit à quel point ce  bref moment de tendresse leur fait du bien, on ne peut qu’être … touchés  et souhaiter que de telles initiatives se multiplient dans les séniories.  Dans son article, Jean-Brice Thivent consacre aussi un passage aux séniors et à leur santé. Il y  formule  la conviction  que les vieux les plus entourés sont aussi les plus vigoureux et que les grabataires régulièrement touchés sont moins sujets aux escarres. Est-ce un hasard, se demande-t-il, si ce mot est l’anagramme du mot « caresser » ?  Moi, je ne le crois pas du tout.  Je pense que le Verbe nous parle,  que tous les maux ont un sens et que les solutions bio sont à portée de mains. À condition bien sûr de vouloir les … tendre. Je vous laisse sur cette réflexion, et je vous imprime ci-dessous le texte de la chanson de Bourvil. À partager et à chanter sans modération.

 

Yves Rasir

 

PS :Vous vous souvenez de ma « lettre à Laura »? Je n’avais pas  de nouvelles de cette jeune fille dépressive ayant obtenu le droit au  suicide médicalement assisté. Mais en lisant mon journal hier, j’ai appris qu’elle avait renoncé à l’euthanasie au dernier moment. Je ne prétends pas y être pour quelque chose, je me réjouis seulement de la savoir en vie.  

 

LA TENDRESSE

  Bourvil  1963


On peut vivre sans richesse,
Presque sans le sou.
Des seigneurs et des princesses,
Y-en-a plus beaucoup.
Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas.
Non, non, non, non: on ne le pourrait pas.

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien.
Être inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien.
Mais vivre sans tendresse, il n'en est pas question.
Non, non, non, non: il n'en est pas question.

Quelle douce faiblesse,
Quel joli sentiment,
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant.
Vraiment, vraiment, vraiment.

Le travail est nécessaire,
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire,
Eh bien... on s'y fait.
Mais vivre sans tendresse, le temps vous paraît long,
Long, long, long, long: le temps vous parait long.

Dans le feu de la jeunesse,
Naissent les plaisirs,
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir.
Oui mais sans la tendresse, l'amour ne serait rien.
Non, non, non, non: l'amour ne serait rien.

Quand la vie impitoyable,
Vous tombe dessus.
On est plus qu'un pauvre diable,
Broyé et déçu.
Alors sans la tendresse, d'un coeur qui nous soutient,
Non, non, non, non: on n'irait pas plus loin.

Un enfant vous embrasse,
Parce qu'on le rend heureux.
Tous nos chagrins s'effacent,
On a les larmes aux yeux.
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...

Dans votre immense sagesse,
Immense ferveur,
Faites donc pleuvoir sans cesse,
Au fond de nos coeurs,
Des torrents de tendresse pour que règne l'amour...
Règne l'amour... jusqu'à la fin des jours.

 

Offre de la semaine

Les maladies, mémoires de l'évolution

Puisque je vous parle ci-dessus d’un de ses articles, je vous rappelle que Jean-Brice Thivent a édité chez nous son livre « De l’homme dévitalisé à homme vivant : cheminement vers la santé globale par la naturopathie et le décodage biologique ».  Je vous le propose cette semaine à 17 € au lieu de 22 € (hors frais de port).  Rendez-vous dans la boutique. à la catégorie « promotion » (dernière de la liste à gauche).

disponible sur www.neosante.eu :
Le  numéro 53 (février 2016) de Néosanté, revue internationale de santé globale.
couverture du numéro 53
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