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Néosanté hebdo
mercredi 16 septembre 2015

Tabac & cancer du poumon : le roi est nu !

portrait de Yves RasirFumer nuit à la santé, c’est évident.  Mais ce qui l’est beaucoup moins, c’est que le tabac soit la cause du cancer du poumon. Dans un éditorial récent (Néosanté n° 47), j’avais mentionné le fait qu’une minorité non négligeable de personnes atteintes de cette maladie ne fume pas et n’a jamais fumé. Et j’avais cité le chiffre de 15%, en me fondant sur les statistiques disponibles à ce moment-là.  Mais cette proportion de cancéreux non fumeurs  est encore plus importante pour le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC). Lors de la conférence mondiale sur le cancer bronchique qui vient se tenir à Denver (États-Unis), des chercheurs anglais ont révélé que pas moins de 19,5% de malades touchés par cette pathologie pulmonaire n’ont jamais consommé d’herbe à Nicot.  Comment expliquer que le « cancer des fumeurs» frappe un si large pourcentage d’abstinents ?

Ce qui fait encore plus désordre pour la théorie officielle, c’est que cette part relative de non-fumeurs est en nette augmentation : elle a doublé au cours des 20 dernières années !  Certes, le phénomène peut partiellement  être imputé à la décroissance du tabagisme dans les pays occidentaux. Moins il y a d’accros à la clope, moins ce facteur de risque pèse dans les statistiques.  Mais  ce reflux ne suffit nullement à expliquer le doublement du quota des « sans tabac » parmi les cancéreux. La faute à la pollution de l’air par les particules fines ? Au radon ? Au tabagisme passif ? Les chercheurs se perdent en conjectures mais sont bien en peine de percer le mystère. Pour l’élucider, il faudrait  trouver ce qui a évolué très négativement en deux décennies pour l’ensemble de la population. Quel changement de quel ordre permet de tirer au clair la vulnérabilité accrue des non-fumeurs ? Personnellement, j’ai ma petite idée : si l’on adhère  à la médecine nouvelle du Dr Hamer,  les poumons sont les organes où s’exprime la peur extrême de mourir, la frayeur ressentie lors d’une menace mortelle. Or, quoi de plus menaçant qu’un diagnostic de cancer ?  Le recul du tabac parmi les facteurs de cancer bronchique pourrait ainsi résulter de la seule augmentation des tumeurs dépistées et des pronostics péjoratifs qui s’ensuivent.  La médecine iatrogène dans toute sa splendeur !

Une autre donnée troublante a été divulguée par la presse médicale début septembre : suite aux campagnes antitabac, le tabagisme a tellement régressé aux USA qu’il y est devenu deux fois moins fréquent qu’en France. Or, rien n‘indique que la mortalité et l’incidence du cancer du poumon soient en train de diverger entre les deux pays. Sur le site de l’INCa (Institut National du Cancer), un tableau comparatif montre que l’Oncle Sam n’est pas mieux loti  avec un taux d’incidence de 49,5 et  un taux  de mortalité  de 38,1 pour 100 000 habitants (contre 47,7 et 38,9 en France). On nous dit que l’écart va se créer et se creuser avec le temps, mais ça fait des dizaines d’années que la consommation de cigarettes s’essouffle outre-Atlantique et que la santé pulmonaire des Américains ne s’améliore guère. Pire : entre 2005 et 2012, le nombre de nouveaux cas de cancer du système respiratoire a augmenté de 28% aux Etats-Unis ! Cette augmentation vertigineuse est pour le moins contradictoire avec l’affirmation selon laquelle fumer est le principal facteur causal des cancers bronchiques. Ne serait-il pas temps d’admettre que le roi est nu et que les experts se trompent sur la responsabilité exacte du tabac, tout au plus complice mais pas coupable ? Partant, on pourrait enfin envisager la  genèse psycho-émotionnelle des maladies…..

Chez les  cancérologues, l’idée que le cancer serait une maladie de l’âme fait  son chemin, comme en témoigne  un article publié dans le magazine Psychologies du mois de septembre. Un cancérologue en vue y complimente  la chercheuse en psychologie Yvane Wiart pour son « travail remarquable »  sur les liens entre stress et cancer (voir son interview dans  Néosanté n° 40), une autre plaide pour le lancement de grandes études, et deux autres éminences  confient leur conviction que les chocs émotionnels sont bel et bien cancérigènes. David Khayat,  chef du service d’oncologie médicale de l’hôpital parisien  de la Pitié-Salpétrière, déclare notamment « avoir accompagné des milliers de personnes et avoir pu constater l’existence d’un drame chez la plupart ». Et lui aussi réclame un gros effort de recherche scientifique sur les racines « psy » du cancer. Mais à quoi servirait de reproduire la même erreur ?  Depuis qu’elle examine le lien entre stress et cancer, la science se focalise sur les événements potentiellement stressants.  Elle agit comme le type qui a perdu sa clé  dans le noir et qui la cherche  en vain dans la lumière du réverbère. Or, comme l’a compris le Dr Hamer voici près de 40 ans,  c’est dans le ressenti d’un événement, et non dans l’événement lui-même, que se situe l’explication de toute somatisation. Pour trouver une clé égarée, il faut  oser s’éloigner du réverbère. Pour progresser,  la médecine devrait oser s’éloigner de ses dogmes et aller voir du côté de ses moutons noirs….

Yves Rasir

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