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Néosanté hebdo
mercredi 23 mars 2016

Colère et questionnement

portrait de Yves RasirQuand elle se rend à son école, ma fille aînée emprunte le métro et passe par la station Maelbeek. Elle aurait pu figurer  parmi les victimes de ces attentats terroristes qui ont ensanglanté Bruxelles.  Bien qu’elle m’ait dit qu’elle n’avait pas cours ce mardi matin, j’ai quand même  craint pour sa vie pendant quelques minutes, le temps de la savoir en sécurité avec certitude.  Je peux donc imaginer les heures d’angoisse vécues par toutes ces familles dont un proche travaille dans la capitale belge ou devait prendre l’avion depuis son aéroport.  Et je peux ressentir un peu de l’effroi et de la douleur qui ont frappé les personnes ayant perdu un enfant, un frère ou une sœur, un parent ou un conjoint dans cette tragédie.  Hier, toute la journée,  je n’étais qu’hébétude, tristesse et compassion.  Mais ce matin, je me suis réveillé animé de colère.  La même colère que j’éprouve depuis maintenant cinq ans, depuis le début des troubles en Syrie, à chaque fois que je lis ou regarde des informations  sur ce pays.

Si vous me lisez depuis suffisamment longtemps, vous devez savoir que je n’affectionne guère les théories du complot. Par exemple, je ne crois pas que les tours du WTC se soient écroulées autrement que par l’impact de deux avions pilotés par des terroristes islamistes. J’attends toujours les preuves du contraire. Moi qui suis si critique envers la vaccination, je ne crois pas non plus que les vaccins sont des armes létales employées par la Fondation Bill Gates et d’obscures forces occultes pour résoudre la surpopulation mondiale.  Je laisse ce genre d’élucubrations aux conspirationnistes paranoïaques. Mais vous savez aussi combien je me méfie des discours officiels, des paradigmes dominants et des idées reçues. À ma petite échelle et dans le domaine de la santé, j’essaie de pratiquer un journalisme consistant à rechercher la vérité sans verser dans la crédulité, en faisant preuve de discernement. Pour moi, il y autant de naïveté à voir des complots partout qu’à n’en voir nulle part. Les grands mensonges politico-médiatiques, c’est malheureusement une réalité.  Les manipulations orchestrées par des lobbies discrets ou des services secrets,  c’est aussi une constante dans l’histoire. Des journalistes travaillant comme agents d’influence aux ordres de telles officines, ce n’est pas non plus une rarissime incongruité.   Après le 11 septembre,  une coalition occidentale a  envahi l’Irak sous les faux prétextes que son dictateur soutenait Al Quaïda et qu’il disposait d’armes de destruction massive. Même le président de l’époque, George Bush Jr, a reconnu sur ce coup là qu’il avait été dupé par le Pentagone et  la CIA !  Je suis en colère parce que j’ai la nette impression qu’on nous balade également dans le dossier syrien. 

Mes doutes ont surgi dès les premières manifestations d’opposants, en mars 2011 : s’ils voulaient vraiment l’avènement de la  démocratie, pourquoi usaient-ils de la même arme que ses ennemis, à savoir la violence ?  Une fois la guerre civile bien engagée, l’épisode de l’attaque chimique a renforcé ma suspicion : s’il avait décidé de recourir à de tels moyens pour mater la rébellion, pourquoi le régime de Bachar-El-Assad a-t-il accepté de livrer et de faire détruire son arsenal sous contrôle international ?  Il y a eu ensuite ces bombardements à l’aide de tonneaux explosifs largués par hélicoptères sur des populations civiles : pour les commentateurs du conflit, c’était forcément une ignoble technique imputable à l’armée loyaliste ; or, si je ne m’abuse,  ça n’a jamais été prouvé autrement que par des photos et vidéos aisément falsifiables.  Puis est venue l ‘ « affaire César », du nom, ou plutôt du pseudonyme de ce photographe militaire qui serait sorti de Syrie avec 10.000 photos montrant les tortures et les exécutions dans les geôles de Damas. Question : quel intérêt un tyran aurait-il à conserver ses atrocités sur pellicule et à tisser ainsi la corde pour se pendre ?  Ce serait une grande première dans l’histoire des dictatures. Récemment,  l’ONG Human Rights Watch a confirmé l’authenticité de ces documents accablants qui, à ce qu’on dit, auraient poussé François Hollande et Laurent Fabius à lâcher le satrape syrien. Moi, je veux bien,  mais je ne suis pas assez candide pour supposer qu’une organisation humanitaire œuvre toujours pour le bien commun et qu’elle n’est jamais  infiltrée, a fortiori quand son siège se situe à New-York.  Je serais du reste très curieux qu’on investigue sur ce mystérieux César et qu’on examine plus avant ses lauriers.  Et que penser de la récente attaque sanglante d’un hôpital MSF en territoire syrien ?  Dans la presse et aux journaux télévisés,  j’ai lu et entendu que cet acte abject a  « probablement » été commis par l’armée du régime. Mais  c’est quoi, cet adverbe à la con ? De deux choses l’une : soit tu sais et tu dénonces,  soit tu ne sais pas et tu évites d’accuser sans preuve. Quelques semaines plus tôt, en Afghanistan,  un autre hôpital de Médecins Sans Frontières avait été réduit en cendres par des chasseurs-bombardiers américains. Ça, c’était de l’info en  béton, pas de la spéculation.

Bref, je me pose la question :  ne sommes-nous pas, comme naguère en Irak,  victimes d’une gigantesque opération de désinformation destinée à maquiller une nouvelle guerre froide en voie de mise à feu ?   Depuis plusieurs années, l’Amérique et l’Otan n’ont de cesse de diaboliser la Russie.  Via un coup d’état à quelques mois d’élections libres, l’Ukraine a été soustraite au giron russe.  C’est un scénario assez similaire qui semble avoir été monté pour démanteler un autre allié de l’ex-empire soviétique.  En Syrie, Daesh a conquis des territoires et imposé son joug jusqu’en octobre dernier, moment où Vladimir Poutine  a décidé d’intervenir militairement. Selon nos médias, l’aviation russe s’en est surtout prise aux rebelles « modérés ». Pourtant,  le recul et les premières défaites de l’État Islamique coïncident exactement avec l’entrée en scène de Moscou.  Ce qui m’interpelle encore plus, c’est que les attentats de Paris se sont produits dans la foulée de ce pilonnage aérien.  Et que ceux-ci, comme ceux de Bruxelles, n’auraient pas pu se concrétiser sans  l’appui de djihadistes européens revenus de Syrie.  De toute évidence – cela me paraît d’un clarté aveuglante - ,  l’arrivée des Russes  a fait l’effet d’une grand coup de pied dans la fourmilière, a mis Daesh en grande difficulté  et a précipité l’envoi de kamikazes en France et en Belgique, à charge pour eux d’y faire un maximum de dégâts en synergie avec des délinquants locaux  radicalisés.  Cela ressemble à un sinistre chant du cygne, à un dernier baroud d’une organisation terroriste aux abois, laquelle n’a par ailleurs pu prospérer  pendant cinq ans sans la complicité de la Turquie,  membre de l’Otan et fidèle alliée des USA , et sans des financements venant d’Arabie Saoudite, alliée non moins fidèle de l’une et des autres.

Donc,  selon moi, tout ça empeste la machination cachant des objectifs inavouables. Un jour peut-être, on découvrira que les factions syriennes les plus sanguinaires ont été soutenues, instrumentalisées, voire créées de toutes pièces au nom d’intérêts géostratégiques antirusses.  Ce jour-là,  certains journalistes devront se regarder dans la glace car cela voudrait dire qu’à force d’attenter à la vérité, ils auront favorisé les attentats du 13 novembre et du 22 mars.  Aux victimes françaises et belges, nous devons non seulement d’élucider les crimes et de juger les criminels,  mais surtout d’éclairer les circonstances qui ont permis à Daesh d’atteindre une telle capacité de nuisance. En toute sincérité, j’espère que je me trompe et que mon scepticisme  citoyen sera démenti par des sources mieux informées. Mais en attendant,  je continuerai à m’interroger et à mettre en doute la lucidité du quatrième pouvoir dans ce dossier.  Ma façon à moi de rendre hommage aux âmes innocentes tombées au champ d’horreur.

 

 

Yves Rasir

 

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