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Mairie de la Celle Saint-Cloud

Septembre-octobre 2016

Saison culturelle 2016/2017


Histoire &
Patrimoine n°36

L'édito

Découvrez l'histoire de notre commune et de ses habitants, ainsi que les différentes facettes de son patrimoine architectural et naturel !
 

Coulisses de la restauration d'un ensemble patrimonial, débuts du Conservatoire... Les arts sont à l'honneur dans ce numéro, mais pas seulement ! 

Le(s) patrimoine (s), dénominateurs communs et vecteurs d'identité revêtent de multiples formes. 

Nous serons heureux de vous retrouver les 17 et 18 septembre pour la 33ème édition des Journées européennes du Patrimoine. Des surprises sont au programme...

En vous souhaitant une agréable lecture de cette lettre et de belles découvertes !

En direct des archives

Appel à témoignages : la Fête de la Libération, 15 octobre 1944
 
Un chercheur est intéressé par tout témoignage ou document concernant la Fête de la Libération, qui a eu lieu le 15 octobre 1944 : souvenirs, affiche, programme, photographie, article de presse… Ceci afin de compléter les sources disponibles aux Archives municipales. Nous vous mettrons en relation avec lui et vous remercions par avance.
 
 

33ème édition des Journées européennes du Patrimoine
Thème national « Patrimoine et Citoyenneté »

 
17 et 18 septembre
 
Le patrimoine représente un repère structurant qui reflète l’évolution des arts et de la culture, mais aussi des idées qui ont façonné notre histoire. Le comprendre et le connaître permet de mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons et les valeurs sur lesquelles elle s’est construite.
 
Il incarne l’idée de bien commun et symbolise à ce titre un collectif dans lequel tout citoyen peut se reconnaître, quelles que soient ses origines.
 
Dans ce cadre, la Ville vous propose un programme varié, valorisant les différentes facettes du patrimoine architectural, naturel, écrit, immatériel et artistique cellois.
 

 
Patrimoine et Citoyenneté : visite de l’Hôtel de Ville et des archives municipales
Samedi 17 septembre, 16h00.

 
Venez (re)découvrir l’Hôtel de Ville, ses particularités architecturales, les archives municipales et les symboles de la République, en lien avec le thème de cette 33ème édition des Journées européennes du Patrimoine. Tous publics, à partir de 7 ans.
 
Visite guidée par Jasmine Tillam, attachée de conservation du patrimoine.
 
Inscription obligatoire au 07 89 51 63 10 ou jtillam@ville-lacellesaintcloud.fr
 
 
Visites du Château de La Celle Saint-Cloud et de son parc
 
Au programme cette année, des visites guidées du parc du château de La Celle Saint-Cloud et de son potager, propriété du Ministère des Affaires Etrangères, le samedi 17 et dimanche 18 septembre 2016 à 10h30, 13h30, 15h00 et 16h30.
 

 
Ces visites inviteront à déambuler dans le parc paysager du XIXe siècle embelli par Jean-Pierre Pescatore avec le concours des frères Bulher, architectes paysagistes. Aujourd’hui encore, les jardiniers du parc du château travaillent à l’enrichissement et à la sauvegarde de ce patrimoine naturel notamment avec la plantation de nouvelles essences d’arbres et la restauration de l’intégralité du potager du château. Ce « potager bio inspiré de la permaculture » sera ouvert et présenté au public.
 
Durée de la visite : 1h30
Accès en visite libre de 10h00 à 18h00 le samedi et le dimanche
Inscription : Pour assister à ces visites guidées, en compagnie de Marine Prouteau, médiatrice culturelle, et des jardiniers du parc du château, les inscriptions sont ouvertes et obligatoires au 01 30 78 10 70 de 14h00 à 17h00  ou à theatre@ville-lacellesaintcloud.fr
 

Le patrimoine artistique de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul
  
Conférence par Madame Cécile Garguelle, conservateur délégué des Antiquités et Objets d'Art des Yvelines.
Dimanche 18 septembre, 17h00.
Eglise Saint-Pierre Saint-Paul, Place du Bourg.
 


Madame Cécile Garguelle, responsable du pôle Sauvegarde et transmission des Patrimoines (Département des Yvelines, Conservateur délégué des Antiquités et Objets d'Art), présentera la restauration des œuvres d'art de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, menée avec le concours de la Paroisse, de la Ville, du Département des Yvelines et de la DRAC d'Île-de-France, ainsi que les résultats des recherches effectuées à cette occasion.

Sans inscription. Renseignements au 07 89 51 63 10 ou jtillam@ville-lacellesaintcloud.fr

Pavillon du Butard

La Ville de La Celle Saint-Cloud, en partenariat avec l’Office National des Forêts, l’Association des Amis du Butard et l’Association d’histoire locale « Il était une fois La Celle Saint-Cloud » , vous convie à visiter le plus ancien des pavillons de chasse construit pour Louis XV et à remonter le fil de son histoire. Ses plans et élévations ont été dessinés à partir de 1750 par le célèbre architecte Ange-Jacques Gabriel, auquel nous devons l’Ecole militaire, le Petit Trianon et l’actuelle place de la Concorde. Renseignements : 07 89 51 63 10 et jtillam@ville-lacellesaintcloud.fr


 
Les camps soviétiques en France, les captifs de la libération. Un documentaire de Catherine de Coppet et Anne Fleury
 
Ce reportage de la Fabrique de l’Histoire consacré au camp russe de Beauregard a été rediffusé sur France Culture le 30 juillet dernier. Pour le réécouter :
 
http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-l-histoire/sortir-de-la-seconde-guerre-mondiale-25
 

 

Zoom sur

Restaurer un ensemble patrimonial : le retable de la chapelle de la Vierge (église Saint-Pierre Saint-Paul)
 
Témoignage du renouveau du culte marial à partir du milieu du XIXème siècle, celui-ci est propriété de la Ville aux termes de la loi de 1905, car antérieur à la séparation des églises et de l’Etat.



Les restaurateurs, Madame Geneviève Guttin (tableau), Monsieur Emmanuel Joyerot (support toile) et Monsieur Maxime Seigneury (support bois), habilités par la Direction des Musées de France, ont travaillé de mars à juin 2016 sur place et en atelier.

La restauration du tableau a débuté par une analyse stylistique dont nous vous proposons un extrait : « La Vierge est représentée debout, au sein des nuages, son pied gauche écrasant la tête du serpent. Ses mains sont jointes en signe de prière et ses yeux sont baissés vers la terre, pour laquelle elle intercède. La position de la Vierge est assez originale, car elle semble être assise sur un nuage et non debout, suivant l’iconographie classique, avec un déhanchement prononcé dû au pied surélevé et posé sur un nuage »[1].

Ce décryptage a été suivi par l’analyse de la technique d’exécution de la toile originale,  de la préparation et de la couche de peinture. Une attention particulière a été portée à la couche picturale « qui présente des aspects variés, montrant que le peintre maîtrise les différentes techniques », comme celle des frottis  […] : « en se servant de beaucoup de liant et de peu de peinture, le peintre brosse avec vivacité certains fonds et, par-là même, dépouille sa couleur et fait apparaître les sous-couches »[2]. Il a été aussi relevé qu’une sous-couche foncée, perceptible sur toute la partie inférieure, « a servi à accentuer le contraste entre la clarté du ciel et le bas du tableau ».

Par ailleurs, Madame Guttin a mis en valeur la « patte » de l’artiste : « Les traces de pinceau sont visibles et témoignent par endroit d’une exécution rapide et nerveuse […]. Pour dessiner les écailles du serpent, le peintre a retourné son pinceau et a tracé les écailles dans le frais […] avec l’extrémité du manche ». Plusieurs repentirs [choix de modifications] sont perceptibles le long du voile, montrant que « le peintre a hésité sur la forme de celui-ci et son emplacement ». Le peintre utilise la technique des glacis opalescents : au niveau des ombres du visage de la Vierge, il met du blanc[3] dans ses glacis [peintures plus riches en liants qu’en pigments], au lieu d’une couleur transparente, ce qui donne des reflets que l’on peut comparer à ceux d’une opale»[4].

En raison du bon état de conservation de la couche picturale, le nettoyage a été réalisé avant le traitement du support, avec un décrassage au coton et un allègement du vernis, présentant une difficulté liée à une précédente restauration.

Anecdote amusante, un nombre très important de poils de pinceau a été retrouvé sur la surface du tableau, le peintre ayant utilisé des pinceaux et des brosses fragilisés. Ceux-ci ont pu être enlevés lorsqu’ils étaient situés dans des zones claires où leur aspect était alors très présent. Les plus perspicaces d’entre nous pourront en retrouver un sur la robe de la Vierge, d’un bleu soutenu… En effet, la déontologie de la restauration fait qu’elle n’a pas lieu de pallier les erreurs éventuelles de l’artiste.

Monsieur Emmanuel Joyerot a pris le relais avec un travail sur le support. Une perte importante de tension de celui-ci avait été constatée et de nombreuses déformations étaient visibles. Elles ont pu être traitées  notamment par la dépose de la toile tendue sur une table aspirante et chauffante. Une consolidation de la peinture, un renfort général par un doublage à la résine acrylique, la réfection du châssis et la tension du tableau ont alors été faits, avant que celui-ci soit replacé dans son retable, un voile polyester fixé au dos de son châssis afin de le protéger.

Parallèlement, Maxime Seigneury est intervenu in situ sur le retable, l’autel et le tabernacle. L’ornementation du retable avait été réalisée en staff sur papier mâché et collé et non par des sculptures sur bois. Les assemblages étaient disjoints, les boiseries de la structure fendues.

Des traces d’anciens ornements en relief ont été trouvées sur l’autel : « A.M » avec des trous d’emplacement des fixations.



(Photographie : Maxime Seigneury)

Le nettoyage de l’autel a mis à jour la présence, sur les trois panneaux, d’importants repeints à l’huile, présentant une couleur altérée, plus claire que la peinture d’origine. La nécessité de les conserver a entraîné l’obligation de les retoucher afin de les intégrer à la peinture originale.



(Photographie : Maxime Seigneury)

Des inscriptions ont été aussi repérées au dos et sous la plaque en marbre de l’autel:
 


(Photographie : Maxime Seigneury)

Le dépoussiérage, le traitement des bois, le décrassage du décor et l’allégement du vernis ont été réalisés et les lacunes mastiquées, avant la reprise des peintures décoratives par Madame Geneviève Guttin.

L’intervention sur le retable, l’autel et le tabernacle a mis en évidence que ces éléments avaient subi de nombreuses reprises et transformations au cours du temps, dont certaines ont probablement été réalisées très peu de temps après l’installation de l’ensemble au sein de la chapelle de la Vierge.

Ainsi, cette restauration a permis différentes découvertes, intéressantes au titre de l’histoire de l’art.

Si la toile demeure encore anonyme, c’est seulement pour quelques jours encore ! La recherche de son auteur a été menée par un groupe réunissant les services du Département et de la Ville, la Paroisse et l’Association d’Histoire Locale « Il était une fois La Celle Saint-Cloud ».

Un faisceau d’indices pourrait conduire à l’un des membres de la « dynastie » Dubufe, famille de peintres parisiens venant en villégiature dans notre commune au XIXème siècle.

Rendez-vous à la conférence de Madame Cécile Garguelle, Conservateur délégué des Antiquités et Objets d’art du Département des Yvelines, dimanche 18 septembre, 17h00, en l’église Saint-Pierre Saint-Paul pour le résultat définitif…
 
[1] Source : rapport de restauration transmis par Madame Geneviève Guttin.
[2] Idem.
[3] Dans le cas des glacis opalescents (beaucoup plus rarement utilisés), on emploie du blanc qui est un pigment opaque.
[4] Idem.

La date

1971 : naissance du Conservatoire 
 

Cet article a été rédigé à partir d’informations issues de l'article « La Celle Saint-Cloud vous fait part de la naissance de son conservatoire », paru dans Nationale 311, revue paroissiale de Notre-Dame de Beauregard, du mois de mai 1971.
 
 
Le Conservatoire de Musique et de Danse a ouvert ses portes le 19 avril 1971, dans les locaux de l’ancienne Mairie, rue Yves Levallois. Il était alors dirigé par Monsieur M. Quéval, chef d’orchestre au Théâtre national de l’Opéra. La plus grande des pièces du bâtiment avait été affectée à l’usage de salle de danse. L’aménagement en est décrit: « un plancher spécial, une double barre le long des murs (pour grands et petits), des glaces de 2.5 mètre de haut sur deux faces de la salle : ce ne seront pas des miroirs, mais par esprit d’économie, nous installerons des glaces faites de papier spécial collé sur bois, utilisées par bien des compagnies de ballets ; c’est un matériau nouveau, léger, facile à réparer, peu dispendieux. ». Les moyens manquant, des pianos avaient été  loués.
 
Monsieur Quéval cite des enseignements variés : « piano , violon, clarinette, flûte, trompette, trombone, percussion, guitare classique, chant, danse classique». Il avait déjà constitué l’équipe d’enseignement : « J’ai la chance très grande de pouvoir m’entourer de valeurs professionnelles mondialement reconnues : ces artistes avec  qui je travaille ont été séduits par l’attrait de l’expérience que nous pouvons tenter à La Celle Saint-Cloud et la possibilité de constituer une équipe de travail homogène, amicale et désintéressée dont chaque élément connait la valeur de l’autre.
 
Attilio Labis, Maître de ballet et Premier Danseur à l’Opéra sera mon conseiller artistique et technique pour la danse. Il sera assisté de Christiane Vlassy et Noëlla Pontois, toutes deux danseuses étoiles à l’Opéra. Enfin, Olga Adabache, Danseuse Etoile des Ballets du Marquis de Cuevas, s’occupera de la Classe Préparatoire des Petits ».

 
Casse Noisette , exécuté par les élèves du Conservatoire (professeurs : Attilio Labis et Christiane Vlassy, 1980).
 

 
Orchestre de Simon Grard ("Samedi musical", 1984).

La musique n’était pas en reste, avec plusieurs artistes de l’Orchestre de l’Opéra, dont des Premiers Instruments et des solistes : Roger André, Violon Solo de l’Opéra ; Roger Delmotte, Premier Trompette Solo et Premier Violon Solo de l’Opéra ; Sylvio Gualda, Timbalier Solo de l’Opéra ; Jacques Pottier, Ténor de l’Opéra ; André Pons pour la clarinette, Michel Plockyn pour la flûte et Raymond Katarzynski pour le trombone, les trois étant également solistes à l’Opéra ; et enfin Monsieur Hinajosa, professeur à l’Ecole normale de Paris pour la classe de Guitare.
 
Un appel aux talents locaux était aussi programmé afin de porter, dès ses débuts, le Conservatoire de La Celle Saint-Cloud à un haut niveau artistique.

Agenda

L’archive du mois de septembre : souvenirs d’école
 

 


L’archive du mois d’octobre : les débuts du Théâtre municipal
 
 


Exposition « 1916, La Celle Saint-Cloud, un village dans la Guerre »

Organisée en partenariat avec le Souvenir Français
 : 5 au 20 novembre 2016. Hall ouest de l’Hôtel de Ville.

 
La Grande Collecte 14-18 :

Vendredi  18 novembre 2016, destinée à enrichir le site www.lagrandecollecte.fr par un florilège de vos documents.

Venez nous rendre visite pour vous renseigner sur l'histoire de La Celle Saint-Cloud et faire des découvertes passionnantes !

Pour nous permettre de vous préparer les documents, nous vous recevrons de préférence sur rendez-vous

Appeler le 01.30.78.10.78 ou envoyer un courriel à l'adresse suivante :
jtillam@ville-lacellesaintcloud.fr

Hôtel de Ville
8E av. Charles de Gaulle
78170 La Celle Saint-Cloud
Tél. 01 30 78 10 00
Mairie de la Celle Saint-Cloud
La lettre d'information « Archives et Patrimoine » est éditée par la Mairie de La Celle Saint-Cloud. L'utilisation de tout contenu (image, média ou texte) de cette lettre est soumise à autorisation préalable. Les contenus de la lettre d'information « Archives et Patrimoine » sont donnés à titre informatif et n'engagent en aucun cas la responsabilité de la Mairie de La Celle Saint-Cloud.

Rédaction : Jasmine TILLAM, Attachée territoriale de conservation du patrimoine.

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