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Mairie de la Celle Saint-Cloud

Novembre-décembre 2015

Saison culturelle 2015/2016


Histoire &
Patrimoine n°32

L'édito

Découvrez l'histoire de notre commune et de ses habitants, ainsi que les différentes facettes de son patrimoine architectural et naturel !

La lettre d'information « Archives et Patrimoine » est éditée par la Mairie de La Celle Saint-Cloud. L'utilisation de tout contenu (image, média ou texte) de cette lettre est soumise à autorisation préalable. Les contenus de cette lettre d'information sont donnés à titre informatif et n'engagent en aucun cas la responsabilité de la Mairie de La Celle Saint-Cloud.

En direct des archives

Appel à mémoire ! 

Dans le bois de Fausses-Reposes, face au Centre départemental d'Incendie et de Secours, on peut remarquer des fondations dont l'origine est mal définie. Il s'agit de cinq poutrelles de 25 mètres environ de long et de 0.26 mètre de large chacune, disposées parallèlement sur une largeur de 6.2 mètres environ. Si vous connaissez la raison de leur présence, n'hésitez pas à nous contacter: jtillam@ville-lacellesaintcloud.fr



Retour en images sur quelques événements…
 
Visites du château et de son parc à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine 


 
Restauration du plafond de la chapelle de la Vierge à l’église Saint-Pierre Saint-Paul 


 
Marche nordique et découverte du patrimoine des coteaux de Seine le 11 octobre 


 
Interventions lors des ateliers d’accompagnement scolaire au Centre Social André Joly en octobre 



 
Conférence  « Mocquard et Miss Howard »
 
Organisée par l’Association d’Histoire locale « Il était une fois La Celle Saint-Cloud » le jeudi 5 novembre à 17h30 , Salle Charles de Gaulle.
 
Elle sera donnée par Denis Hannotin, auteur de Jean-François-Constant Mocquard, 1791-1864. Chef de cabinet de Napoléon III (Editions Christian, 2014) et Pierre-Emile Renard, Président d’HISCREA, Histoire de Chambourcy, de Retz et d’Aigremont.
 
Jean-François-Constant Mocquard (1791-1864), proche de Napoléon III, avait participé étroitement à son ascension au pouvoir et faisait partie du cercle de proches de Miss Howard, Comtesse de Beauregard, « Celle qui fit l’Empereur » en aidant financièrement et en pensant qu’elle deviendrait un jour son épouse…

 
Artiste Inconnu. Source Wikimedia Commons.
 


Portrait d’Elisabeth-Ann Haryett, épouse Trelawny, comtesse de Beauregard, dite Miss Harryet-Howard. Par le peintre Henriette Jacotte Cappelaere, 1850. Musée national du Château de Compiègne. Source Wikimedia Commons.


Exposition « 1915, La Celle Saint-Cloud, un village dans la Guerre »

Du samedi 7 novembre au dimanche 22 novembre aux horaires d’ouverture de l’Hôtel de Ville. Le samedi et le dimanche de 15h00 à 18h30. Hall ouest de l’Hôtel de Ville.

Le Comité du Souvenir Français de La Celle Saint-Cloud-Bougival, en partenariat avec le service Archives et Patrimoine, vous invite à découvrir les grands événements de 1915, les transformations de la société induites par ce conflit et le quotidien d’une commune rurale et lieu de villégiature prisé, comptant 1075 habitants avant-guerre.

Tous publics. Médiation culturelle sur rendez-vous par des membres du Souvenir Français, à destination des collégiens, lycéens, étudiants. Contact : 07-89-51-63-10.


© www.museedelaguerre.ca | Affiche de recrutement : un fantassin canadien et un soldat français

Conférence « L’œuvre admirable des femmes de France pendant la Grande Guerre »
 
Venez en apprendre plus sur le rôle de la femme durant la Guerre.

Mardi 10 Novembre à 18h30 en Salle du Conseil Municipal, Hôtel de Ville. Organisée par le Souvenir Français qui vous invite à venir y assister nombreux.

Conférence donnée par Monsieur Jean-Louis Coville, Auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN), Délégué Civisme Défense Armée Nation (CiDAN).
 

Elles ne sont pas toutes à Biarritz ou à Dauville. Dessin de Paul Iribe


« La Grande collecte 14-18 »

Vendredi 13 novembre 10h00-12h30, 13h30-15h00 et aussi sur rendez-vous du 16 au 20 novembre.

Service Archives et Patrimoine, en Mairie. Jasmine Tillam jtillam@ville-lacellesaintcloud.fr 07-89-51-63-10

Partagez vos archives familiales de la Grande Guerre avec le plus grand nombre (scolaires, lycéens, chercheurs) !

Si vous le souhaitez, elles seront numérisées et vous seront rendues.
 

Zoom sur

Les Castors: le Domaine de Bel-Ebat

Cet article a été coécrit avec Laurent Boumendil et Georges Lefébure, conseillers municipaux et membres de l’association d’histoire locale « Il était une fois La Celle Saint-Cloud ».
 
Le mouvement d’autoconstruction coopérative des Castors est né et a été soutenu par l’Etat dans le cadre de la reconstruction d’après-guerre et de la recherche d’une solution au mal-logement. Le premier chantier important a eu lieu en 1948 à Pessac.

Il repose sur le principe de l’ « apport-travail » : un travail collectif, effectué sur le temps libre permettant d’accéder à la propriété. Un article de presse en date du 27 juillet 1950 décrit ses adhérents d’une manière imagée :



Pour en savoir plus : http://www.arte.tv/magazine/karambolage/fr/lassociation-les-castors-autoconstructeurs-karambolage

Généalogie du terrain
 
Le terrain sur lequel s'établirent « Les Castors » porte le nom de l'Etang Cloud d'après le cadastre napoléonien dressé en 1819 [lien vers le site des Archives départementales]. Ce terrain et d'autres parcelles mitoyennes appartiennent d'abord à la famille Dutreux-Pescatore, propriétaire du château de la Celle Saint-Cloud, qui l'utilise pour l'élevage de ses chevaux. Ces terrains sont revendus à Léonce Delâtre qui y établit un haras réputé après la guerre de 1870. Edmond Blanc, celui qui deviendra le célèbre propriétaire-éleveur de chevaux et futur maire de la commune, le rachète en 1883 pour perpétuer un élevage qui a produit des chevaux de course fameux. Il porte, tour à tour, le nom de haras de La Celle Saint-Cloud, puis haras de Bel Ebat. Sa veuve le conservera jusqu'en 1936.
 


Collection L. Boumendil

 
Après le deuxième conflit mondial, les terrains du haras sont morcelés et c'est en 1951 que la société coopérative agissant pour le compte des Castors, rachète huit hectares pour l'édification de ce programme immobilier original.
 
La construction du Domaine

Un dossier très intéressant, disponible aux archives communales (cote 1W 204/9), permet de retracer celle-ci.

 
Archives municipales

Après une prise de contact avec Monsieur Sgier, conseiller municipal, les responsables du groupe « Castor » de Paris Union-Télégraphique firent parvenir au Maire, Monsieur André-René Guibert, une lettre en date du 25 octobre 1951 l’informant de leur souhait d’achat « d’un terrain propre à la construction d’une dizaine de pavillons soit d’une superficie de 3 000 à 4 000 M2 (minimum) ». 



Archives municipales

 
Le dossier d’archives laisse apparaître qu’une incertitude régnait alors quant au devenir du terrain de Bel-Ebat, liée aux débuts de la première tranche de la Résidence de Beauregard.
 
Le projet des Castors obtint le soutien d’Edouard Bonnefous, Député de Seine-et-Oise.
 


Archives municipales

 
Un planning de chantier complet figure dans le bulletin de liaison de la Coopérative Parisienne interprofessionnelle de Construction Castors de La Celle Saint-Cloud (janvier 1952).
 
L’étude climatique de la commune « située dans une région comportant 1600 degrés-jours avec température minima de -7° » est aussi annexée, afin de calculer la consommation en charbon de chaque ménage, sur ces bases : « Living-Room : 19° […], trois chambres habitées : 16°, une chambre non habitée : 12°, une salle d’eau : 20° ».
 
Les statuts intérieurs de la société coopérative prévoient dans leur article III : « Nous avons choisi la méthode semi-castors – construction en série par une entreprise avec la collaboration de coopérateurs ». Monsieur et Madame Théodore Boisard précisaient dans leur interview donnée en 1999 à la Ville et à l’Association d’Histoire Locale « Il était une fois La Celle Saint-Cloud » qu’à raison de cinquante heures par mois : « Chacun d’entre nous a participé à 1400 heures de travail. C’était très bien organisé. Nous avions des chantiers le samedi, le dimanche, le mardi soir et le jeudi soir pour faire différents travaux. Nous avons fait, en particulier, tous les parpaings de la résidence. Nous avons fait l’électricité, nous avons fait le chauffage. Nous avons participé à la construction des routes. On a pris une large part à la réalisation de la résidence et de ses habitations ».
 
Monsieur Yves Scouarnec soulignait lors de la même interview : « Il y a une amitié qui est restée, quand nous nous sommes connus, nous étions jeunes, très jeunes et les nouveaux arrivants s’intègrent très bien à l’équipe actuelle ».
 
Le premier permis de construire fut délivré le 28 février 1953 et l’achèvement des travaux de construction eut lieu le 15 mars 1955. Le principe du mouvement prévoyant une assistance par des professionnels bénévoles, les Castors avaient été aidés par les architectes F. Ottin et F. Balp.
 
Cet ensemble résidentiel compte 50 pavillons et un immeuble aux 25-27, avenue Lucien René Duchesne et 5, allée Andrée.
 
Le mouvement des Castors existe toujours, mais s’est orienté vers le soutien aux opérations de construction individuelle. Pour en savoir plus : http://www.arcif.net/spip.php?rubrique4
 

 

La date

Juin 2015: parution de Raynaud, ouvrage-œuvre de Jean-Pierre Raynaud aux Editions du Regard

Nous vous présentions, dans la lettre d’informations n°11, La Maison de Jean-Pierre Raynaud, œuvre d’art en continuelle transformation de 1969 à 1993 dans le quartier des Gressets.
 
Cet artiste est mondialement connu notamment pour ses ouvres réalisées à partir de sens interdits, de pots de fleurs et de carreaux de faïence blancs. Vous connaissez certainement le Pot doré, visible jusqu’en octobre 2009 sur le parvis du Centre Georges Pompidou.
 
Ce nouvel ouvrage, dans lequel La Maison est largement évoquée, a été entièrement conçu, écrit et financé par l’artiste, qui souhaitait être entièrement autonome et engager pleinement sa responsabilité. Le caractère performatif de la  publication de cet ouvrage  en fait un geste artistique à part entière.
 
Les propos de Jean-Pierre Raynaud, recueillis par Philippe Piguet (Jean-Pierre Raynaud. Il y aura toujours des malentendus et je l’assume, L’Oeil n° 682, septembre 2015)  le soulignent : « La différence avec les autres livres, c’est que je n’ai même pas besoin de le vendre pour qu’il existe ».
 
Un bilan de cinquante-cinq années de création, entre homogénéité et contradictions, est établi. Le texte concernant La Maison est le plus long de l’ouvrage et correspond à celui du film réalisé par Michelle Porte sur celle-ci: « De toute façon, La Maison, c’est pour moi une expérience artistique majeure qui condense la beauté, la violence, mon rapport au monde, ma relation à l’autre » [idem].
 
Sa couverture rappelle les sens interdits, thème récurrents utilisés par son auteur.
 

 
Jean-Pierre Raynaud,  Raynaud, Editions du Regard,  320 pages, 200 illustrations.
Existe en format de poche.

Pour en savoir plus : http://www.jeanpierreraynaud.com/siteraynaud/oeuvres_Jean_Pierre_Raynaud.html

Un retour sur La Maison aux Gressets

 
L’artiste débuta en 1968 des recherches pour acheter un terrain situé 25 allée des Robichons. Il obtint un permis de construire en 1969 pour une maison sur deux niveaux.
 
Par ses transformations, celle-ci sera un lieu de création en perpétuel mouvement. Le projet artistique évolua d’un « lieu idéal fermé au monde » (avec en particulier la création d’une crypte) vers un « lieu d’harmonie baigné de lumière » (la création de verrières en témoignait). Des carreaux de céramique de 15 centimètres de côté, séparés par un joint noir de 5 millimètres, structuraient les surfaces intérieures. L’utilisation de ce matériau est l’une des spécificités de l’œuvre de Jean- Pierre Raynaud.

 

 

Archives Durand-Ruel

En mars 1974, l’artiste décida d’ouvrir La Maison à un public très nombreux venant spécialement à La Celle Saint-Cloud. Par la suite, il choisit en 1988 d’en interdire l’accès pour vingt ans. Cette vidéo de 1989 où il est interviewé par Thierry Ardisson revient sur le projet : http://www.ina.fr/video/I08088295
 
La démolition de La Maison se fit du 22 au 26 mars 1993. Elle représentait un « acte de transformation nécessaire à [sa] renaissance ». Les fragments furent répartis dans mille containers d’acier et se transformèrent alors « en mille sculptures autonomes », exposées au CAPC-Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, avant d’être dispersées en mille lieux différents comme le souhaitait l’artiste.

 
CAPC-Musée d’Art Contemporain de Bordeaux. M. Sanchez CAPC Musée
 

CAPC-Musée d’Art Contemporain de Bordeaux. Frédéric Delpech

Les passages cités entre guillemets sont issus du catalogue du CAPC-Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, tenu à votre disposition, ainsi que d’autres ouvrages sur La Maison, au service Archives et Patrimoine.
 
Vous pouvez visiter le Mastaba 1, Maison-Musée de Jean-Pierre Raynaud à La Garenne-Colombes, tous les samedis, dimanches et jours fériés de 14h00 à 18h00.
 
Pour en savoir plus :
http://www.mastaba1.fr/

Agenda

"L'archive du mois"

Vitrine située dans le hall ouest de l'Hôtel de Ville.

Novembre : La Celle Saint-Cloud en 1915.
 
Décembre : La Maison de Jean-Pierre Raynaud.

Venez nous rendre visite pour vous renseigner sur l'histoire de La Celle Saint-Cloud et faire des découvertes passionnantes !

Pour nous permettre de vous préparer les documents, nous vous recevrons de préférence sur rendez-vous

Appeler le 01.30.78.10.78 ou envoyer un courriel à l'adresse suivante :
jtillam@ville-lacellesaintcloud.fr

Hôtel de Ville
8E av. Charles de Gaulle
78170 La Celle Saint-Cloud
Tél. 01 30 78 10 00
Mairie de la Celle Saint-Cloud
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Rédaction : Jasmine TILLAM, Attachée territoriale de conservation du patrimoine.

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